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Une sombre journée d'été - flashback -   Ven 13 Juil - 2:01

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Her hands drip with blood...
1er Juillet 1996.

Les Ténèbres ont leur côté séducteur qui a tendance le plus souvent à attirer les âmes les plus jeunes, car c'est dans leur naïveté qu'ils avancent les yeux fermés vers cet inconnu plaisant de l'extérieur, dont les promesses ont un doux parfum d'aventures et de gloire. Nous pourrions donner à cet inconnu divers prénoms - les prénoms des tyrans qui sèment le chaos - pourtant ce sont ces mêmes êtres noirs qui ont un jour été charmés par le coupable principal : le Mal.

En décembre 1995, le Mal avait à son tour touché Pansy Parkinson, même si en réalité, il l'avait déjà prise dans ces filets quelques mois auparavant. Mais c'est bien lors de cet hiver que les Ténèbres ont littéralement commencé à couler dans ses veines. C'est bien lors de cet hiver, que la jeune Parkinson s'est faite tatouer la marque noire sur son avant bras, la marque qui scella son avenir et diffusa dans sa chair la malfaisante magie noire. Bien sûr, cela faisait des mois qu'elle la désirait et elle avait fini par l'obtenir. Parkinson obtenait toujours ce qu'elle désirait. Mais à présent que l'hiver était terminé et que l'été venait de débuter, ses pensées semblaient vouloir se réorienter. Sa marraine et tante, Alecto Carrow, avait elle-même décidé de se charger de l'éducation de la jeune fille, afin de la former à devenir une parfaite petite mangemort irréprochablement diabolique. Ça avait jusqu'à présent fonctionné mais aujourd'hui, la jeune Serpentard était assez inquiète. La mort du directeur, Albus Dumbledore, avait déclenché le début de ses doutes mais sa marraine avait vite accouru pour lui convaincre que c'était une bonne chose et elle avait plus ou moins réussi.
Cela faisait quelques jours qu'Alecto avait annoncé à sa filleule qu'elles partiraient ensemble aujourd'hui, accompagnées de son frère Amycus ainsi que le terrible loup-garou Fenrir Greyback, pour livrer une chasse aux Sang-de-Bourbe présents dans un petit village moldu au Nord de l'Angleterre. Pansy était assez stressée à l'idée de partir pour une telle mission et ses peurs n'en étaient pas moins grandes à l'idée d'y aller en compagnie du loup-garou le plus redouté du monde sorcier, celui qui mordait (ou dévorait, selon son humeur) les enfants qui n'obéissaient pas correctement. Malgré tout, elle se devait d'y aller car rester terrée dans son manoir ne pouvait qu'engendrer une punition pire que tout ce qu'elle pouvait affronter durant son expédition. Alors ce matin ils étaient partis, et la jeune fille avait plutôt pris du plaisir à expérimenter les sortilèges qu'elle avait appris à l'école ou chez elle, dans le but de capturer ces êtres qu'elle avait appris à mépriser.
Maintenant qu'il était près de 17h00, les quatre mangemorts se tenaient tous dans une caverne avec en face d'eux une vingtaine de moldus et nés moldus effrayés, tous serrés les uns contre les autres. Parmi eux, il y avait une petite fille, dépourvue de pouvoirs magiques, qui ne devait pas avoir plus de six ans. Ses yeux bleus et ses magnifiques boucles blondes la rendait tout bonnement irrésistible, même avec son visage déformé par la peur. Pansy attendrie par la fillette et se sentant coupable, avait fini par aller la voir pendant que les trois autres avaient le dos tourné, et lui avait parlé gentiment pour tenter de la rassurer. Elle y était parvenue et la blonde, qui lui avait révélé s'appeler Mia, lui souriait désormais, persuadée que tout allait bien se passer comme lui avait assuré la jeune Parkinson. Cette dernière était retournée avec les mangemorts, se répétant mentalement que ce n'était qu'un Avada Kedavra et que tout ça serait bien vite fini. Alecto, a qui rien n'échappait jamais, sourit au visage impassible de la brunette et demanda, l'air de rien :

- Tu es prête ?

- Oui.

- Parfait, nous avons discuté, expliqua la sorcière à sa filleule, nous sommes ici pour leur soutirer des informations – elle lança un regard dédaigneux aux nés moldus contre le mur – un Doloris devrait suffire. Tu te souviens de ce que je t'ai appris ?

Pansy resta quelques secondes stupéfaite face aux paroles de sa tante.

- Mais... commença-t-elle soudainement alarmée. Je croyais que nous ne faisions que nous en débarrasser ? Pourquoi ne pas simplement les tuer ?

- Enfin, Pansy chérie... Les morts ne parlent pas, voyons. Et puis, c'est nettement moins amusant, n'est-ce pas ?

Les ricanements des deux hommes à quelques pas d'elles répondirent à la question qui leur était adressée, et Alecto, souriant à sa nièce, se rapprocha d'elle pour lui souffler :

- Tu vas commencer par la plus jeune là-bas, celle aux cheveux blonds.

Elle désigna Mia d'un geste de main et après avoir légèrement poussé une Pansy tétanisée dans sa direction, elle fila rejoindre son frère un peu en retrait. La Parkinson sentait leurs trois regards fixés sur elle et elle avança d'un pas lent et raide vers la petite blonde qui lui souriait depuis sa place. Autour d'elle, des hommes hurlaient des paroles que Pansy ne comprenait plus, des femmes pleuraient si fort qu'il n'était pas normal que Pansy ne les entendent plus. Tout ce qu'elle percevait à présent, c'était le contact de sa baguette qu'elle serrait si fort entre ses doigts, ainsi que le regard bienveillant de la fillette désormais face à elle. La brune ne bougeait plus, incapable de formuler la moindre incantation. Pourquoi devait-elle faire cela ? Qu'avait donc fait Mia pour mériter ça ? Elle était trop jeune pour savoir quoi que ce soit, comment pourrait-elle dénoncer d'autres nés-moldus ? Elle ne devait sûrement même pas savoir ce que cela signifiait. Et qu'est-ce que cela signifiait finalement ? Pourquoi fallait-il que tous ces gens disparaissent après avoir vécu les pires souffrances ? Pourquoi se tenait-elle là, elle-même, dans ce camp où elle ne pensait finalement pas croire en une seule des idéologies inculquées ?  

- Qu'est-ce que tu attends ? Croassa Alecto de là où elle se tenait.

Son intervention la fit brutalement revenir à la réalité et elle se rendit soudainement compte que le silence régnait désormais dans la caverne. Tout le monde la regardait et tout le monde la vit sortir sa baguette d'une main tremblante pour la pointer sur la petite fille. Cette dernière, qui ne savait pas ce qu'était cet objet, souriait d'avantage. Pansy sentait ses yeux lui piquer, mais elle ne pouvait pas céder, elle ne pouvait pas. Plongeant alors dans les traits de Mia, elle remarqua quelque chose qui manqua de la faire vaciller. Ces yeux si clairs, ces cheveux blonds... Elle ressemblait tant à Drago, comment pouvait-elle faire une pareille chose ?! Lui faire du mal l'horrifiait désormais et sa main tenant la baguette tremblait à n'en plus pouvoir.

- Voyons Pansy... susurra Alecto en se rapprochant d'elle. Tu ne te souviens plus comment on effectue un Doloris ? Tu attends sûrement que je te le montre à nouveau ? Endoloris !

La baguette de Pansy lui échappa des mains tandis qu'elle s'écroulait sur le sol, tiraillée par la sensation d'un millier de poignards la transperçant de toutes parts. Un cri aiguë lui échappa, une longue plainte à lui déchirer les poumons, avant qu'elle n'ait la sensation d'étouffer, de ne plus être capable d'avaler la moindre bouffée d'air tant la douleur était insoutenable. Ce n'est qu'à ce moment là que tout cessa et qu'elle sentit à nouveau l'air gagner ses poumons par sa respiration haletante. La tête prête à exploser, elle réussit à se relever, bien que difficilement, et sentit alors la main rugueuse de sa tante saisir son menton et tourner sa tête face au visage à nouveau apeuré de Mia.

- Enfin Pansy Chérie, murmura-t-elle d'une voix douce à son oreille, ce n'est qu'une abomination, un vulgaire insecte à écraser, elle ne mérite pas d'être née ! Regarde les ravages que ferait une telle fille si elle épousait un sorcier. Regarde la vermine qu'on a là, qu'elle parviendrait à procréer ! Ce ne sont pas des êtres comme nous Pansy, ils n'ont aucun droit sur la magie, tandis que nous... Nous, nous l'avons dans le sang depuis des générations, nous, nous sommes en droit de l'utiliser, pas ces parasites !

La brune tentait encore de contrôler ses tremblements et d'empêcher les larmes aux coins de ses yeux de couler  tandis que la sorcière continuait de parler :

- Tu comprends maintenant pourquoi il faut les éliminer et pourquoi ils doivent payer de s'être offert un don qui ne revient qu'à nous !

D'un mouvement de baguette, Alecto fit taire un né moldu indigné d'entendre de telles absurdités, tandis que Pansy hochait doucement la tête, montrant à sa marraine qu'elle avait bien compris.

- Parfait ! Alors maintenant, tu vas nous faire le plaisir de finir ce que je t'ai demandé. A moins que tu préfères que je fasse ramener le fils Malefoy, et que l'on regarde ensemble le quel des deux remue le plus au sol ?

A l'entente de ce nom, le sang de la jeune fille ne fit qu'un tour. Pas Drago, non, c'était la pire chose qui pouvait arriver : qu'elle soit responsable des malheurs de ses amis.

- Excellente idée Ale, réagit Amycus un peu plus loin. Ca fait longtemps que nous n'avons pas fait un concours toi et moi, ça pourrait être l'occasion !

- Tu vois Pansy ! Reprit la femme. Tout est prêt, il ne manque que Drago. C'est à toi de voir maintenant, tu veux que je le fasse venir ici ?

La Serpentard était au bord des larmes. Bien sûr que non elle ne voulait pas ! Mais cela impliquait qu'elle allait devoir torturer cette pauvre Mia qui tremblait dans le recoin de la caverne, chose qu'elle ne voulait pas non plus...

- Non... dit-elle dans un souffle.

- Tu dis ? Demanda Alecto.

- NON ! Hurla cette fois la brunette.

Un nouveau silence ce fit, brisé par moment par les sanglots de la petite blonde, comme si cette dernière avait compris quel choix la jeune sorcière avait fait.

- Parfait alors ! S'exclama joyeusement Alecto. Maintenant, dépêche toi d'en finir avec cette saleté, il y en a pleins d'autres encore et il faut en plus que je t'apprenne sérieusement à maîtriser l'occlumencie.

Et elle partit à nouveau rejoindre ses compères tandis que Pansy se retrouvait dans la même situation de départ, avec cette fois, une nouvelle « motivation » pour accomplir la tâche. Elle comprenait mieux à présent comment sa tante avait deviné pour Drago, elle avait utilisé la Legilimencie. La brune cessa donc de penser et leva à nouveau sa baguette face à l'enfant qui pleurait. Produire un Doloris nécessite l'envie de voir souffrir la personne ciblée. Or, qu'est-ce qui pouvait lui donner cette envie ? Puis soudain, elle trouva : elle détestait les enfants qui pleurent.

Ce fut une bien sombre journée d'été. Beaucoup de cris de douleur retentirent à l'intérieur de cette caverne, mais personne au dehors n'en entendit le moindre son. Tous moururent ce soir là, tous excepté quatre sorciers. Trois d'entre eux ressortirent épanouis du tombeau fraîchement créé, mais la dernière, en resta à jamais marquée.


Si la princesse perd sa couronne dans les Ténèbres,
comment peut-elle chercher le trône dans la Lumière ?

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