Magic Never Dies :: Comptoir d'accueil :: Sorciers recensés :: Intrigues :: Event écriture :: #3 Face au miroirPartagez | 


profil +
Message
Participation d'Eden Taylor   Sam 4 Aoû - 18:39

De l'autre côté du miroirEden fumait sa dernière cigarette en marchant sans réel but dans les rues de Londres, en essayant de se vider la tête. Ses pas maladroits la portèrent jusqu’à l’Allée des Embrumes, là où elle n’allait jamais. Elle regarda autour d’elle avec curiosité, se disant qu’elle n’était pas venue jusque-là depuis ses années à Poudlard. C’est alors qu’elle aperçut une pancarte intrigante : Miroir de Riséd, venez découvrir vos désirs les plus profonds pour seulement dix mornilles. La jeune femme connaissait ce miroir, elle en avait entendu parler à Poudlard mais elle pensait qu’il avait été détruit pendant la guerre. Cette annonce eu le don de piquer la curiosité de la brune, qui laissa ses instincts prendre le dessus et entra dans l’étrange auberge qui proposait ce service. Après avoir fait deux pas à l’intérieur, elle senti tous les regards tournés vers elle, surement à cause de sa tenue et de son apparence, mais elle n’y preta aucune attention. Elle se dirigea vers le comptoir sale et en mauvais état sur lequel elle déposa les dix mornilles. La vieille sorcière qui se tenait derrière la regarde d’un mauvais œil avant de s’approcher.

- Je peux faire quoi pour vous Miss ? demanda-t-elle avec un accent de campagne.

- Je voudrais voir le miroir, répondit Eden avec détermination.

La femme récupéra les pièces sur le comptoir pour les compter d’un coup d’œil avant d’hocher la tête. Elle fit signe à la Taylor de la suivre et s’enfonça dans l’arrière-boutique. Eden hésita quelques secondes avant de contourner le comptoir et d’entrer dans la même pièce que la vieille. C’était une toute petite pièce, plutôt sale et mal entretenue, avec au centre au miroir au cadre d’or, avec une étrange inscription sur le dessus. La vieille se retira sans dire un mot et Eden s’approcha de l’objet magique. Elle ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. Elle ferma les yeux, fit un pas de plus, prit une grande inspiration et les ouvrit. C’est à son plus grand étonnement qu’elle vit son propre reflet comme dans n’importe quel miroir. Elle était sur le point de partir, se disant qu’elle s’était bien fait avoir, quand elle baissa les yeux. Elle réalisa alors que la Eden dans le miroir avait des chaines brisées qui pendaient de ses bras. La jeune femme recula d’un pas, essayant de comprendre ce que cela pouvait bien signifier. Elle remarqua également que son reflet ne cessait de sourire, un sourire béat, loin de celui mesquin que la brune avait l’habitude d’arborer. Son reflet semblait si apaisé.

- Pourquoi ces chaines ? souffla-t-elle, même si elle se doutait bien que son reflet ne lui répondrait pas.

La fausse Eden fasse à elle ne cilla pas, pourtant elle leva ses bras, secouant les bouts de chaines qui pendaient mollement de ses poignets. Ce reflet était presque inquiétant pourtant il semblait heureux, contrairement à la jeune sorcière à la peau olivâtre. Elle s’approcha du miroir, faisant deux pas en avant, et remarqua que sur les menottes de son reflet on pouvait lire une inscription. En penchant son corps vers la surface lisse du miroir, elle put lire : veritum est pretium. Ses années à lire des livres de potions et de sortilèges en latin venaient enfin de servir à quelque chose. Après quelques instants de réflexion la jeune femme compris : la vérité a un prix. Eden recula d’un pas, puis deux, puis tant de pas qu’elle finit par se retrouver collée contre le mur. Cette quête irréfléchie et ce besoin indomptable de vérité semblaient pourtant être la raison de vivre de la brune. Lorsqu’elle ouvrait les yeux le matin elle se disait qu’elle allait ajouter une couche de vérité sur ce monde de mensonge.

Elle prit son visage entre ses mains et ferma les yeux quelques instants. Ce que son cœur désirait plus que tout était donc de se libérer de ce fardeau, de cette soif inlassable de vérité, de réalité. Elle ouvrit à nouveau les yeux et vit que le reflet face à elle avait changé. C’était toujours Eden mais cette fois avec une longue robe blanche, de luxe bien sûr, un voile sur la tête et une bague en or. Elle avança vers ce miroir qui lui jouait des tours et comprit immédiatement que la bague était gravée, toujours en latin : conteram vincula vestra. Brise tes chaînes. Elle secoua la tête, elle, Eden Taylor, la grande au cœur de glace, qui rêvait plus que tout de se marier ? Ridicule. Pourtant ces chaines semblaient exister, et non seulement dans ce miroir. Cette quête, cette recherche constante brisait sa vie et faisait d’elle cette esclave du mensonge. Elle essayait de le déjouer, où qu’elle aille, mais combien de fois avait-elle vraiment réussi ? Elle tourna le dos au miroir, exaspérée et perdue, avant de poser ses yeux sur ses mains. Des énormes menottes, reliées par des lourdes chaines, tenaient ses poignets, exactement comme dans le reflet. Seulement cette fois, les chaines n’étaient pas brisées. Elle ferma les yeux, ne voulant pas céder à la panique, et lorsqu’elle les réouvrit, les liens avaient disparu. Elle se tourna une nouvelle fois vers l’objet magique, cette fois sous le coup de la colère.

- Arrête de te jouer de moi, cracha-t-elle face au miroir sans reflet.

Puis elle revint sur ses pas et sorti de la pièce. Elle ignora avec un air hautain toutes les personnes présentes dans l’auberge et sorti à grandes enjambées. L’air frai du mois de mars se faufila dans les narines de la brune tandis qu’elle se dirigeait vers le Chemin de Traverse et plus précisément son appartement. Elle avait besoin de réfléchir à ce qu’elle avait vu dans le miroir, à ces chaines brisées. Mais comment aurait-elle pu lutter contre sa nature ? Ce qu’elle était vraiment, c’était la fille franche qui ne désirait que trouver la vérité. C’était ce qui la rendait différente des autres stupides sorcières Sang-Pur. Elle avait besoin de cette identité pourtant elle se sentait prisonnière et soumise à sa propre nature. Eden Taylor avait-elle besoin de défier son caractère et sa propre personne pour gouter à la douce saveur de la liberté ? Ou devait-elle continuer à se morfondre dans les méandres de son identité et continuer de savourer le gout acre de la solitude et de la soumission ?


2981 12289 0

Voir le profil de l'utilisateur


 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [TERMINE] Epilogue. ♪ (Taylor A. Lacey)
» L'arnaque du déblocage de la participation
» Taylor A. Lacey
» René Préval souhaite la participation d'Haïti au mondiale U-17 en signe de répar
» Présentation de Taylor Black. [Validée]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum

Magic Never Dies :: Comptoir d'accueil :: Sorciers recensés :: Intrigues :: Event écriture :: #3 Face au miroir-


Sauter vers:  
IRP - 1ère partie d' Avril 2006

Plan des quartiers