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Les secours de minuit   Dim 13 Mai - 11:31






Les secours de minuit
Avec Rosalind Fawley

Il était tard mais Astrid n'arrivait pas à trouver le sommeil. Elle faisait des cauchemars, à répétition. Dans tous bien sûr, elle était à Durmstrang et subissait les harcèlements de ces garçons qui se croyaient bien trop forts, alors qu'ils étaient aussi bêtes que leurs pieds. La blonde ne pouvait pas rester là, coincée dans ce lit où elle risquait à tout moment de s'attirer les foudres de sa colocataire Lysandre qui lui reprocherait sans nul doute ses cris à chaque réveil. Ce serait compréhensible. Ce calvaire la suivait depuis les couloirs de l'école. Elle pensait qu'en quittant la Norvège, elle y laisserait ses cauchemars, mais ce ne fut pas le cas. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas été hantée par le fantôme de Durmstrang, longtemps qu'elle n'avait pas été victime de ce genre de crises d'angoisse. Ici, tout semblait plus beau, plus gai. La blonde n'avait qu'à cacher ses tourments et le bonheur des autres pansait le reste. Lorsqu'ils lui demandaient tous pourquoi elle était partie du grand Nord, elle leur parlait surtout du froid. Du froid du climat, du froid des hommes. Mais ce froid n'était qu'un euphémisme pour les qualifier et passer sous silence toute leur cruauté. La psychomage tremblait à présent. Elle avait besoin d'air. Ressasser ses terreurs ainsi n'était pas une bonne idée. Elle avait besoin de s'évader, et vite. Mais savait-elle encore faire ça ? Se levant d'un bond, elle couru jusqu'à franchir le seuil de sa porte et atterrir dans la rue. Sa petite peau sensible seulement couverte d'une chemise de nuit légère fut attaquée par le froid de cette nuit de février. Mais les larmes aux coins de ses yeux ne gelaient pas comme elles l'avaient toujours fait en Scandinavie. Il ne ferait jamais aussi froid que là-bas. Prenant son courage à deux mains, elle se concentra de toutes ses forces sur ce qu'elle voulait faire. Elle n'avait pas refait ça depuis son arrivée ici, y arriverait-elle ?
Si un passant passait par-là à cette heure tardive, il aurait pu voir une jeune fille aux cheveux scintillants sous la lune, s'enfoncer dans l'ombre d'une ruelle. Si un passant passait par-là à cette heure tardive, il aurait pu voir un grand loup blanc sortir de l'ombre et filer à travers la nuit. Il aurait cru à une hallucination, ou aurait couru voir si la fille aux cheveux d'argent était encore en vie.
Mais ce n'était pas une hallucination. Et elle était envie. Plus vivante que jamais même. Comme ça lui faisait du bien de sentir l'air voler à travers ses poils, de sentir la douceur de la terre sous ses quatre pattes. Oui Astrid était un animagus. Un loup blanc. Elle n'avait jamais compris pourquoi d'ailleurs. Elle se sentait si faible comparée à la puissance et à la force des loups scandinaves ! Mais dans le fond, ça lui allait. C'était une seconde peau pour elle, une seconde vie. Ainsi, elle oubliait tout. Tous ses malheurs s'évacuaient au rythme de ses foulées. Et elle ne sentait plus le froid.
Astrid s'arrêta lorsqu'elle eu atteint une forêt. Depuis combien de temps courait-elle ainsi ? Elle ne savait plus. Les habitations n'étaient pas loin, mais ici, le silence régnait. C'était si calme. Trop calme. Les minutes passèrent lentement tandis qu'elle contemplait la lune de ses petits yeux glacés. Elle était hypnotisée par la magnificence de l'astre, à tel point qu'elle n'entendait pas le souffle roque qui s'approchait. Une branche craqua. Très près. Trop près. Cette fois là, la louve sursauta, mais il était trop tard. Au moment de se tourner et de faire face à l'origine du bruit, une douleur lancinante se fit sentir dans son épaule et elle aperçut avec terreur une immense masse se dresser devant elle : un loup-garou. Elle voulu fuir à reculons, mais la bête l'attaqua à nouveau au même endroit. Que faire ? La louve tenta d'attaquer à son tour, mais ce fut un échec lamentable. Son seul espoir était de fuir, elle savait courir vite. Alors qu'il la menaçait de la mordre cette fois, elle trouva le moyen de s'échapper, mais le loup parvint une dernière fois à lui lacérer le dos de ses griffes, faisant apparaître un paquet de gouttelettes écarlates sur le pelage immaculé d'Astrid.
Impuissante, boiteuse, souffrante, elle glapissait en tentant de rejoindre la ville. Et elle y parvint. Dans un ultime effort, elle réussit à redevenir humaine, mais cette dernière action termina de l'épuiser. Le sang dégoulinait le long de son bras, le long de son dos et de sa robe déchirée. La blonde eut juste le temps de faire un pas, d'apercevoir une silhouette rousse venir vers elle, avant de sombrer dans l'inconscient.

Par Héra Greengrass


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Re: Les secours de minuit   Ven 18 Mai - 16:01





LES SECOURS DE MINUIT
Astrid Olsen

Trouver un appartement avait été plus difficile que prévu. D'une part parce que la saison n'y était pas favorable, les déménagements étaient rares et le Londres sorcier était déjà fortement peuplé. D'autre part parce que Rosalind avait claqué la porte de la plupart des agences immobilières londoniennes. Les professionnels susceptibles de lui proposer des biens intéressants s'étaient, en grande majorité, comportés de manière odieuse avec elle. Leur sourire obséquieux se décomposait quand ils entendaient son nom. "Fawley". Certains semblaient soudain ne plus avoir d'appartement disponible à la vente. D'autres, après un début de conversation gêné et froid, se sentaient légitimes d'amorcer un interrogatoire sur sa participation à la Guerre. Une femme, aux cheveux filasses mais toute gonflée de son importance, avait même demandé à vérifier que son avant-bras ne portait pas la marque des Ténèbres.

Pour finir, elle avait rencontré au Chaudron Baveur, par un heureux hasard, un vieux Sorcier à la tête couronnée d'une blanche et moutonnante chevelure, qui lui avait confié vouloir vendre son appartement londonien pour couler ses derniers jours dans la campagne galloise. Rosalind avait sauté sur l'occasion, cajolante, et le bail avait été signé quelques jours plus tard.

Elle avait emménagé dans son nouveau domicile aux tapisseries désuettes et poussiéreuses, mais aux parquets polis par le temps et qui n'en étaient que plus beaux. Il lui faudrait quelques efforts pour l'aménager à son goût, mais cette perspective l'enthousiasmait.

Au soulagement d'avoir trouvé un point d'ancrage, bien à elle, en Angleterre, s'ajoutait l'angoisse de sentir que, désormais, il n'y avait plus de retour en arrière possible. Elle avait souhaité cette situation, mais éprouver les conséquences concrètes de sa décision lui demandait un petit effort d'adaptation. C'était probablement ces pensées tournées vers son avenir incertain qui avaient empêché Rosalind de trouver le sommeil cette nuit-là.

Véritable loir, elle n'avait jamais été sujette aux insomnies et elle était agacée, pour la première fois de sa vie (mais pas la dernière, hélas) de sentir le sommeil si inaccessible. Lasse de se retourner sans cesse dans ce lit encore inconnu, elle avait fini par enfiler une robe et un manteau et était sortie marcher dans les rues de Londres.

Elle pensait que l'air froid apaiserait l'activité frénétique de son esprit, mais force lui était de constater que ça n'était pas le cas. Perdue dans ses pensées, ses angoisses, ses schémas de vie ébauchés puis rejetés, elle avait marché longtemps, jusqu'aux bordures de la ville.

La rue dans laquelle elle s'engagea était déserte, comme la plupart de celles qu'elle avait traversées cette nuit-là. Il était tard. Ou tôt. Et enfin la fatigue commençait à se faire sentir, et comme il n'y avait aucun témoin à proximité, elle envisageait de transplaner jusqu'à son nouvel appartement pour prendre quelques heures du repos dont elle avait tant besoin.

Elle allait s'évanouir dans la nuit quand une silhouette fantômatique surgit au coin de la rue. Un loup? Non, elle avait mal vu: une jeune femme. En simple chemise de nuit par ce froid glacial. Blonde, titubante, et qui s'écroula au sol.

En voyant l'inconnue tomber, Rosalind se jeta en avant, par réflexe, afin de lui éviter une chute trop brutale. Mais elle ne fut pas assez rapide. En quelques enjambées fébriles, elle rejoignit le corps frêle étendu au sol.

- Tout va bien? Vous vous êtes fait mal?


Mais la jeune femme ne lui répondit pas, visiblement inconsciente. Rosalind se mordit l'intérieur de la joue. Elle n'était pas du tout la personne adéquate pour faire face à ce genre de situations. Une observation plus précise de l'inconnue lui fit voir l'abondant saignement qui imprégnait un côté de sa robe. Des lacérations déchiraient la naissance de sa nuque.

Fawley réfléchit à toute vitesse. Elle sortit sa baguette après s'être assurée que la rue était toujours déserte et d'une voix mal assurée, murmura: "Episkey". Le saignement diminua mais ne s'arrêta pas pour autant: les plaies étaient trop profondes.

- Miss! Vous m'entendez?


Une nouvelle fois, le silence fut sa seule réponse. Elle n'avait pas le choix: il lui fallait acheminer la jeune femme blessée jusqu'à Sainte-Mangouste. *Pourvu que ça ne soit pas une Moldue.* Et quand bien même, se dit-elle finalement, elle ne pouvait courir le risque de ne pas porter assistance à une Sorcière. Et les guérisseurs de Sainte-Mangouste se débrouilleraient avec ce problème. Ça ne serait plus le sien.

Saisisant fermement la main de la blessée, elle transplana. *Il manquerait plus que je la désartibule...*, eut-elle le temps de penser, plongée dans le tourbillon.

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