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Kalis Antoy.    Lun 7 Mai - 21:09


Kalis Antoy.


avec Gino Pasqualini.



:: Nom complet :: Kalis (Léo Max) Antoy.
:: Âge :: 19 ans.
:: Ascendance :: Sang-mêlé.
:: Nationalité / Origines :: Français/Anglais.
:: Père :: Gladeur Antoy, sang pur.
:: Mère :: Mélinda Landers, né moldue.
:: Statut marital :: "Célibataire."
:: Baguette :: Bois de pin, 22 cm, crin de sombral.

:: Profil Ministère :: Citoyen propre.
:: Métier :: Sans emploi.




Etudes & examens à Poudlard

:: Ancienne maison :: Chapeau flou, serpy-gryffy ? Nan. Serpentard.
:: B.U.S.E ::Diplômé (résultats suivants)

• Métamorphose → E.
• Sortilèges → O.
• Potions → E.
• Histoire de la magie → E.
• Défense contre les forces du Mal → O.
• Astronomie → E.
• Botanique → P.

(entre soins aux créatures magiques, divination, étude des runes, étude des moldus, et arithmancie)
• Divination. → E.
• Soins aux créatures magiques. → A.

:: A.S.P.I.C :: Diplômé. (résultats suivants)
(Il faut au moins avoir eu E aux B.U.S.E dans la matière correspondante pour la passer aux A.S.P.I.C.)

• Métamorphose → E.
• Sortilèges → O.
• Potions → E.
• Histoire de la magie → O.
• Défense contre les forces du Mal → O.
• Astronomie → E.
• Botanique → //

(entre soins aux créatures magiques, divination, étude des runes, étude des moldus, et arithmancie)
• Divination. → E.
• Soins aux créatures magiques. → //

 
Histoire & personnalité

:: Lien de parenté avec un/des sorcier(s) du forum ? :: Nop.

:: Qualités :: Déterminé - Charismatique - Généreux.
:: Défauts :: Trop curieux (surtout pour les autres..) - Renfermé (quand ça m'intéresse pas...) - "Trop" indépendant.

:: Si vous étiez un sortilège :: J'hésite entre "Lumos", et "Expecto Patronum", mais j'pense plutôt le second. Parce que c'est le sortilège de l'Espoir...
:: Si vous étiez une créature magique :: Un hippogriffe.
:: Si vous étiez un rêve :: Un monde où les Ténèbres et la Lumière réussissent à vraiment... cohabiter ? Sans oublier qu'elles se haissent ? Car au fond.. Elles se haissent tellement qu'elles ne peuvent pas entièrement se détruire mutuellement.
:: Si vous étiez un pêché inavouable :: Au fond de moi, une petite voix me dit souvent que je suis le plus lâche des hommes. Et je la crois. Mais ça change rien.
:: Si vous étiez une odeur :: Tellement... J'pense l'odeur de l'humidité dans la forêt après une averse.
:: Si vous étiez une colère :: La haine.
:: Si vous étiez une faiblesse :: La volonté, c'est incompréhensible là tout de suite.. car c'est assez opposé, mais vous comprendrez (je l'espère), pourquoi. (En espérant que ça passe ?  Embarassed )
:: Si vous étiez une passion :: L'Écriture.
:: Si vous étiez un dégoût ::L'hypocrisie ou l'humiliation.
:: Si vous étiez une discipline magique :: Sortilèges.
:: Si vous étiez un secret :: Je suis réel, seulement pour ceux qui croient en moi.
:: Si vous étiez une cause pour laquelle vous battre :: L'Espoir, la vie.
:: Si vous étiez quelqu'un qui vous fait du bien :: Hm.. mon tuteur ?





Caractère:

La vérité, c'est que je pourrais vous passer des heures, des nuits ou même des mois à vous parler de Kalis. Non pas seulement parce qu'il faut le comprendre pour l'accepter, mais parce qu'il faut aussi l'accepter pour le comprendre, et que même en étant le mec le plus indescriptible au monde, on peut toujours finir par comprendre où est ce qu'il veut en venir. Je pourrais vous parler d'un rire que l'on entends parfois résonner contre la roche, d'une voix tantôt glaciale qui te prend au cou, tantôt brûlante qui réchauffe ton coeur. Je pourrais vous parler de ses yeux, si clairs, que la seule question qu'on a le réflexe de lui poser en le voyant est "t'as des lentilles?". Je pourrais évoquer un regard fier et rassurant, ou un sourcil qui se arque quand il parait étonné, presque exagérément. Je pourrais vous décrire chaque parcelle de son corps, chaque détail qui le composent, le nombre de fois qu'il cligne des yeux par minutes, la forme précise de son sourire ou de ses mains sales, presque écorchées, crispés, tant elles s'accrochent sans arrêt à cette barre de la vie sans relâche. Mais je ne le ferai pas, parce que je veux que vous découvriez par vous même ce qu'il se cache tout au fond de lui. Essayons d'écourter le récit, en ne parlant que de la couverture et de quelques petits détails importants qui vous permettront de savoir pourquoi, comment, il est comme ça.

Kalis Antoy. Si on ne s'occupait pas du reste, une phrase suffirait à le décrire : la Lueur dans les Ténèbres. Il est cette chose, à la fois perdu au milieu de partout et de nul part, qui brûle sans s'arrêter. Même ceux le connaissant.. ne pourrait pas parler de lui. Il faut le connaître pour savoir, parce que parfois il y a des choses sur lesquelles on arrive pas à mettre de mots. Et le personnage en lui même, est un paradoxe frustrant : D'un côté, il y a ceux qui pourraient passer du crépuscule jusqu'à l'aube une nuit entière à parler de lui, et de l'autre ceux qui se contenteront de te dire "Kalis ? Ecoute, va le voir. Tu verras par toi même." C'est comme la fusion concrète et matérielle de deux forces matériellement opposées l'une de l'autre qui se sont matérialisées en un seul corps. Pourtant, tout le monde le sait : Kalis est bon. Kalis vit pour les autres. Kalis te guide. Et cette idée de "guider" renvoie au fait qu'il peut guider.. n'importe qui. De l'homme laissant paraître qu'il est le plus cruel, jusqu'à celui qui peut prouver qu'il est le meilleur. Parce que si l'on ne considère pas ses sauts d'humeurs, son instabilité naturelle, et ses nuits de terreur, Kalis est le gamin qui pardonne tout. Non pas parce qu'il n'a plus mal, ni même parce qu'il a oublié, mais parce qu'il a encore mal, qu'il n'a rien oublié, et qu'il sait que quelqu'un d'autre se chargera de rendre justice : Le Karma. Tout ce qui est donné, est reprit. Alors il n'est pas rancunier non, car la première chose qu'il regarde chez les gens, ce ne sont pas leurs défauts, leurs qualités, ni même la manière dont ils s'habillent ou celle dont ils parlent. La seule chose qui l'intéresse, c'est ce qu'il y'a de bon chez les gens. Puis ensuite il se concentre sur ce qu'il y'a de moins bon, en prenant soin de doser la balance et ne pas donner plus d'importance à l'un qu'à l'autre. Il observe, analyse, déduit. C'est un processus que beaucoup de gens utilisent sans doute, mais est-ce vraiment dans le même but ? Il pense différemment des autres, pas mieux, ou moins bien, juste différemment. Et cette différence, qu'il considère comme une force, le rend "inébranlable." Il est de ceux qui savent que la meilleure façon de vaincre sa peur est de l'affronter, alors il le fait. Il est de ceux qui pensent que rien n'est jamais perdu, car même dans l'échec, on peut gagner, tout simplement en apprenant à perdre. Il est de ceux qui disent que la faiblesse et la force n'existent pas concrètement, car si on veut, on peut. Il est de ceux qui pensent que même sans arme, et même infirme, et si ce n'est en volant puisque l'homme ne le peut pas, et si ce n'est qu'en rampant, et en traversant seulement 1km en une heure, il faut continuer d'avancer. Il est de ceux qui veulent tout et rien à la fois, n'ayant besoin de rien mais désirant le monde entier.  Il est de ceux qui ne baissent jamais les yeux, ni même les bras ou bien la tête, parce que le succès est en haut, parce que si son ennemi le considère comme un obstacle inférieur à lui, lui le considère comme son égal, qu'importe leurs différences. Il est de ceux qui disent qu'il n'est jamais trop tard, que ce n'est le cas que quand le dernier battement de notre coeur bat, puis s'arrête. Il est de ceux qui savent parler aux gens, non pas parce qu'il prétend pouvoir les aider, mais parce qu'il sait qu'il ne le peut pas : Personne ne peut aider personne, car la seule personne qui peut nous aider... c'est nous même ? Lui ne fait que guider. Il est de ceux qui ne comprend presque personne, car il n'a jamais vécu ce que les autres ont vécus: Alors pourquoi dire qu'il comprend cette douleur si ce n'est pas le cas ? Il est de ceux qui ne regardent jamais de haut en bas, sauf exception, parce que ennemi ou ami, proche ou connaissance, la meilleure façon de montrer qu'on peut gagner contre ceux qui peuvent nous rendre vulnérables, est de leur montrer qu'on les considère à notre hauteur. Kalis sait qu'il est plus faible que certains autres hommes ou femmes hiérarchiquement. Il le sait, et il n'essaye pas de prétendre qu'il est plus fort ou qu'il se sent supérieur : Il montre qu'il connait parfaitement qu'elle est sa place par rapport à ses "supérieurs" mais qu'il n'a pas peur. Kalis n'a pas de chef. Les gens disent qu'il a la gueule d'un leader, les paroles, la voix, le charisme d'un leader. C'est le cas. Mais il ne veut pas être chef. Il est une ombre, qui se déplace lentement, avec discrétion, rapidité, et qui laisse des traces parfois même inconsciemment partout où il va : C'est une force qui va, marche dans le brouillard, se prend des claques, des coups de couteaux dans le dos, mais se relève, encore et encore. Ce qui l'intrigue, et ce qui le rend aussi très dangereux, c'est ce qu'il y a derrière la couverture d'un livre. Ce sont les mots, mais seulement eux : C'est la manière dont ils sont formés, pourquoi ils sont agencés ainsi, pourquoi ces mots là. Ce qu'il veut comprendre, c'est le plus minuscule des détails, alors il creuse, encore et encore, jusqu'à en toucher le fond : La curiosité est maladive. Mais pire encore que la curiosité, cette idée qu'il y a des choses qui sont cachées dans les profondeurs de la terre et qui attendent d'être découvertes : Il a une vision du monde différente de celle des autres, car il s'attarde sur le détail, il est une vraie machine. C'est comme un objet que l'on commande à distance : La pointe d'une aiguille pourrait venir le piquer, et il pourrait s'arrêter au milieu d'une rue, faire demi tour, revenir sur ses pas, et s'attarder sur un symbole gravé dans la pierre qu'il penserait percevoir, la forme étrange de la roche du mur, ou même penser ne serait-ce qu'un seul instant que là, entre deux touffes d'herbes, se cacherait l'entrée d'un monde de petits êtres minuscules sous la terre. On ne peut pas savoir réellement ce qu'il est... parce que en un seul clignement des paupières, on pourrait voir d'une part, le visage d'un jeune adulte mature, conscient de ce qu'il fait et de ce qu'il pense, et la seconde d'après, avoir à faire aux yeux d'un gamin, sachant très bien ce qu'il fait, mais refusant de ne laisser rien paraître d'autre qu'un visage éteint de toute émotion. Concentrons nous sur ce visage d'adulte : Persuadé d'être habité par une démone qui représenterait la mauvaise partie de son âme, et sans doute atteint psychologiquement (malgré que cela n'ai jamais été confirmé), il est instable. A ses yeux, les mots sont l'arme la plus puissante du monde : Qui peuvent autant détruire que rendre plus vivant. Il favorise le dialogue à la violence, mais à quel point ? Tout dépend de la situation, de l'ambiance, des voix dans sa tête qu'il prétend entendre, mais au fond, est ce vrai ? Tout dépend de chaque seconde, chaque instant, car chaque minute peut être décisive, différente de la précédente. Kalis est un être qui brûle de l'intérieur mais qui est de glace à l'extérieur : les opposés se rejoignent. Le noir ou le blanc ? L'amour ou la haine; malgré que ceux ci soient les deux sentiments les plus proches selon lui ? La Lumière ou les Ténèbres ? L'Espoir avant tout. Mais, pourquoi n'arrive t-il lui même pas à savoir.. Qui il est vraiment ?

Histoire:


Il fait peut être chaud en été, et glacial en hiver, mais une chose est sûre : L'arrivée de l'hiver fait l'effet d'une brûlure, vive et soudaine, qui te glace et lâche pas jusqu'aux prochains rayons du soleil. L'arrivée du printemps est comme la caresse d'une plume qui doucement, mais soudainement, viendrait effleurer la surface de ta peau. Le soleil d'hiver se couche plus rapidement que celui de l'été mais pourtant, c'est celui qu'on voit le moins. Pourquoi n'y a t-il pas autant de soleil en hiver qu'en été ? C'est un truc météorologique ça, un truc qu'Antoy acquiesce mais qu'il apparente plus à une métaphore qu'à un phénomène naturelle. Même en hiver, il y a du soleil.  Suffit juste d'accepter le froid et alors on s'y habitue et on finit par se dire : "Il ne fait pas si froid que ça finalement." C'est pareil. Pour la douleur. C'est exactement pareil.

Mais que dire des douleurs qui vivent en nous depuis un temps qui nous parait si long qu'on finit par affirmer qu'elles sont là pour toujours alors qu'on sait que c'est faux ? Y a des douleurs, comme ça, qui sont en nous, qu'on comprend pas, qu'on comprend plus, qu'on comprendra sans doute jamais. Et là, même quand il fait chaud et beau, notre coeur est froid, c'est l'époque glacière jusqu'aux fond de nos tripes. Mais ça aussi, faut l'accepter. C'est le constate de la vie : Le "c'est comme ça", signifie pas qu'on a oublié. Il signifie que ça nous fait encore mal, qu'inconsciemment on a en parti accepté, mais que c'est parti. Le "c'est comme ça", c'est une sorte d'indifférence qu'on accepte pas nous mêmes.
Et parfois, à côté des douleurs et des souvenirs douloureux, ou même de certains objets, de certaines choses qui nous en rappelant d'autres, il y a des gens. Et certains de ces gens, sont ce contraste.

Il devait être 5h du matin. Debout au milieu d'un grand grand bureau impeccablement rangé et propre, Kalis Antoy se posait une seule question à cet instant précis : Comment un homme, à la fois si violent et brusque dans ses gestes, et si doux et subtile dans d'autres, pouvaient être aussi organisé ? Ou pouvait, tout simplement, avoir cette conscience de se dire "Je sème le chaos partout où je vais. Mais je ne laisse pas de trace visible de mon passage." Mr Adelberg était comme ça. Il pouvait avoir l'air d'une brute la nuit, et être comme la caresse de la brise fraîche des matins de printemps : douce et agréable. Cette nuit, comme d'autres malgré que cela ne soit pas toujours le cas, il avait bien dormi.
D'une part parce qu'il avait été rassuré quand son tuteur lui avait ordonné d'aller dormir tôt, et d'une autre parce que.. Qu'est ce qui peut être meilleure qu'une nuit après avoir  fait l'amour avec la personne qui rend notre corps épris d'elle ? De toutes les personnes qu'il peut connaitre, ou apprécié, Mr Adelberg est le seul à qu'il obéissait vraiment. Non pas  seulement parce que c'est son tuteur, mais parce que c'est comme ça. Qu'elle image à la fois si obscène et si magnifique en même temps que de s'imaginer un homme de presque 30 ans, prenant quand il le voulait et comme il le voulait, un gamin de 19 ans, alors que la seule chose qu'on lui avait demandé était de l'élever, de s'occuper de lui, de l'aimer, comme son propre fils. C'était parti d'un hasard, d'un moment inattendu et imprévisible, comme tombé du ciel. Un jour, alors qu'il soulageait simplement une douleur qu'il avait au niveau de l'épaule, et tandis qu'il effectuait une espèce de moulinet de son pouce sur la plaie sensible, le regard d'Adelberg avait dévié  son regard sur le torse nu et assez musclé du jeune homme. Là, il ne l'avait plus lâché et les évènements s'étaient enchaînés d'une manière tout aussi naturelle que si la situation était prévue, et comme si d'un coup, elle était juste... normale ? Mais non, elle ne l'était pas entièrement même si le point de vue des deux hommes pouvaient aujourd'hui être différent par le temps et l'expérience. Kalis se le rappelait à chaque fois quand l'homme s'approchait de lui, trop près, et qu'il posait une main sur son épaule, pour la serrer un peu afin de signifier sa présence. c'est ce qu'il vint faire, quelques minutes après son réveil. Adelberg se glissa derrière lui, en posant ses deux mains d'abord sur ses épaules, les massant légèrement comme s'il le sentait trop crispé, et venant ensuite enrouler doucement ses doigts autour de sa gorge, mais sans lui faire mal, simplement comme pour lui rappeler une nouvelle fois "Où que tu sois, je suis là aussi."

- Kalis, Kalis, Kalis...

L'échos de sa voix sembla résonner contre les murs, comme l'échos d'un cri poussé en haut d'une falaise. Peut être était ce simplement sa tête qui tournait, prise de vertiges, à cause de la fatigue et de la situation qui au fond, lui faisait un peu flipper. Manquait plus que le papier et la plume, pour signifier la présence d'une sorte de contrat qu'ils s'apprêtaient à signer l'un et l'autre. Mais ce n'était pas ça, d'ailleurs cela n'avait rien d'aussi professionnel: Adelberg aimait juste lui rappeler qu'elles avaient été les bases de leur relation et qu'elles étaient celles d'aujourd'hui. Kalis crispa la mâchoire, non pas seulement à cause de son geste mêlé à son dégoût si naturelle des contacts physiques autres que ceux qu'il avait avec Adelberg, plus intimement, mais parce que la situation en elle même, l'agaçait. Et Adelberg savait, qu'elle l'agaçait. N'aurait il pas pu simplement le laisser dormir ?

- Quand je t'ai pris sous mon aile la première fois, que j'ai été te chercher dans cet orphelinat en France,.. tu te souviens ?

Bien sûr qu'il se souvenait. C'était le jour où il avait sans s'en douter, pactisé avec le Diable. Le Diable avec une majuscule, oui, parce qu'Adelberg est un Diable. Son Diable. Chacun à ses démons, et le sien, c'est Adelberg. Mr Adelberg, monsieur, parce qu'il ne connait pas vraiment son prénom, l'homme le lui ayant caché. Il aurait pu le regarder sur le courrier, mais Adelberg, d'une quelconque manière, trouvait toujours le moyen d'anticiper ses gestes, et ne laisser aucune trace. Pourquoi l'homme le désirait autant, autant pour son corps, que pour ce qu'il est ? L'expliquer serait trop long, même qu'il se le disait, souvent. Alors il se contentait de suggérer une liste:

Kalis l'enfant précoce.
Kalis, la gueule d'ange.
Kalis, le gars qu'on aime et qu'on déteste en même temps.
Kalis, l'enfant qui aime tout, et rien à la fois.
Kalis, l'enfant qui n'abandonne jamais.
Kalis, l'enfant qui veut tout, et rien à la fois.
Kalis, l'enfant mythomane, qui a besoin de mentir, parfois même inconsciemment, pour se sentir vivant. Parce que c'est un besoin, quelque chose d'inné, alors que son esprit se dit "Tu sais à 90 pour-cent que ses mensonges sont faux, alors que les 10 restants lui font croire, et savoir le contraire. Et ses 10 derniers sont plus forts que les 90 autres.
Kalis, l'enfant que l'on désire, et repousse à la fois.
Kalis, pour son Espoir et sa haine.
Kalis, pour sa Lumière et ses Ténèbres.
Kalis, l'enfant qui y croit, sans arrêt. L'enfant shooté d'Espoir, tandis que d'autres se shootent à la drogue.
Kalis, ce contraste, si délicieux.


- Te souviens-tu de la manière dont tu m'as regardé, et dont je t'ai regardé ? Je l'ai su, à partir de cet instant, que c'était toi que je voulais. Et tu sais, Kalis, j'aurais beau te mépriser, je te voudrai toujours.

Vouloir. Un mot finalement si vaste. Il le veut, dans sa "famille", il l'a eu. Il le veut, parce qu'il l'a choisi. Il le veut, parce qu'il le veut, tout simplement. Il veut son corps, ses yeux, sa peau, ses lèvres, ses cheveux, il veut que chaque parcelle de lui, lui appartienne. Et il lui appartient. "Kalis, à qui appartiens tu ? - A quelqu'un. "Kalis, peux tu me faire l'amour ? - Oui, mais j'appartiens à quelqu'un. "Kalis, veux tu te débarrasser de la personne à qui tu appartiens ? "Je n'en sais rien."

Je n'en sais rien, car il ne l'a jamais su. Comment pouvons nous savoir si l'on souhaite la présence de quelqu'un, alors qu'en même temps d'avoir besoin d'elle, on la hait profondément?  Parce que, ce n'est pas de l'amour. Mais ce n'est pas entièrement de la haine non plus. C'est plus de la haine que de l'amour, plus de la violence que de la douceur, plus de la passion et du désir que des sentiments. Kalis hait, Adelberg. Et Adelberg hait Kalis. Mais la haine et la l'amour sont les deux sentiments qui sont le plus proches... Dans les deux cas, le visage de quelqu'un hante notre esprit, notre esprit est concentré sur elle, et on veut sa présence. On l'a veut, on l'a désire, on la cherche. Dans un cas, pour l'anéantir, quand la haine est proche de la colère et de la rancune, et dans l'autre cas, pour la faire vivre et être "heureux" à ses côtés. Mais que dire de la haine qui n'est pas né de l'amour ? Ou de la haine, qui n'a pas d'explication précise ? Ou de l'amour qui a été trop fort, et qui a été suivi de la haine, pour une raison quelconque, que l'on oublie nous même de nous rappeler ?

Tragique histoire que de raconter celle d'un gamin de 19 ans, à la fois mature et adulte dans sa tête, ou naïf, innocent et enfant à d'autres moments. Tragique histoire que de se rappeler... ou d'essayer de se rappeler, comment ses parents sont morts. Comment ? Le sont-ils vraiment ? Oui. Mais comment ? Il avait cherché, les mois qui avaient suivis leur accident.. ou plutôt la découverte de leurs corps, étendus dans le lit, à l'aube.

"Ils dorment encore", s'était dit Kalis, 9 ans, à 8H30 du matin. Un gamin, à l'allure si maladroite, aux yeux si naïfs, aux gestes encore indécis. Mais les yeux ne sont pas le plus important. C'est son regard, ce regard, qu'il avait la veille : Parce que ce n'était pas le regard d'un enfant en train de découvrir le monde. C'était celui d'un gamin, qui à la place de simplement le découvrir et de paraître étonné quand il voyait pour la première fois une chose qu'il ne connaissait pas, découvrait une chose, et l'acceptait, comme s'il l'avait déjà vu auparavant, comme si elle lui semblait simplement naturelle, même en ne l'ayant jamais vu. "Kalis, ça c'est un livre. Il y a des images. Tu peux regarder les images. Puis plus tard, tu apprendras à lire./ - D'accord maman." C'était le regard d'un enfant précoce, qui ne savait rien, mais qui savait déjà, qu'il ne savait rien, et qu'il allait le savoir. Et il l'a su.

"Ils étaient fatigués, ils vont pas tarder se réveiller", s'était dit Kalis, 9 ans, 8h50. Adossé contre l'encadrement de la porte, ils tenait entre le bas de sa paume et son dernier doigt, un nounours qui pendouillait, près à tomber. Il avait entre ses dents, mordillé son pouce, signe qu'il était nerveux, mais ne s'en rendait pas compte. Signe qu'il regardait ses parents, mais ne le voyait qu'à peine, le regard plongé dans un vide qu'il n'a jamais su expliquer. Signe qu'il voulait autant se concentrer, presque inconsciemment, sur ce pouce qu'il mordillait, que sur ses parents qui ne bougeaient point.

"Je crois avoir vu maman bouger, elle est en train de se réveiller." , s'était dit Kalis, 9 ans, 9h.
Les larmes lui avaient montés aux yeux, comme si avoir vu sa mère bouger, le temps d'une seconde, n'avait était rien d'autre qu'une hallucination inespérée, qu'il pensait réelle, mais qui ne l'était pas. Le doute, la frustration, la peur, l'angoisse, et soudain, ce mouvement maternelle, qu'il pensait avoir vu, mais qu'il n'avait point vu, et cet Espoir soudainement, qui s'était imprégné de son coeur en lui disant "c'est bon, elle va se réveiller." Mais elle n'avait plus bougée, pas même au fond de son esprit.
Alors, il avait compris. Leur lèvres entrouvertes, leur corps qui ne bougeaient vraiment plus, pas même pour se retourner sur un coté, leur ventre qui restait plat, même quand ils auraient pu respirer. Leur peau blafarde, et la froideur de la pièce, comme si un courant d'air frais était passé pendant la nuit, et avait aspiré la chaleur de leur chambre.

"Ils ne se réveilleront pas", avait conclu Kalis, 9 ans, 12h30. Parce qu'il avait attendu, pendant un temps qui lui avait paru indéfiniment long, et si court à la fois. Et chaque seconde, chaque instant, lui avait semblé être le dernier, même pour lui. Il s'était rappelé de la veille, en allant dans la cuisine pour se mettre à manger une tartine mal tartinée, un verre de lait à moitié rempli, des ordres de ses parents: "Va dormir tôt, nous recevons un invité ce soir. Tu dois te reposer." Il avait obéit. "Nous viendrons te réveiller demain, comme tous les matins, vers 7h, pour que tu ne sois pas déréglé pour ta journée de demain." Il avait acquiescé. Il s'était endormi une fois l'invité parti, ayant eu envie de savoir de qui il s'agissait, mais même le petit espace entre la porte et le sol avait été trop petit. Il les avait entendu rentrer dans leur chambre, murmuré, puis alors les murmures s'étaient transformés en plainte, puis en gémissement plaintifs, d'agoni. Il les avait entendu s'étendre sur le lit, s'était dit qu'ils s'étaient endormi. Alors il avait fait de même. Et il s'était réveillé le lendemain, 6h50, ne trouvant plus le sommeil. Mais pas eux. Et alors, il n'avait jamais su qui avait été les voir, pourquoi, ni comment, ils avaient disparu.

Et quand il avait croisé le regard d'Adelberg ce jour là, dans cet orphelinat ou il avait grandi jusqu'à 10 ans et demi, quelque chose en lui s'était réveillé, mais encore aujourd'hui, il ne savait pas quoi. Cette chose, s'était réveillé, de nouveau, et ne s'était jamais rendormi. Car le regard de son nouveau tuteur, de celui à qui il appartenait, de celui à qui il prêtait son corps, plusieurs nuits, plusieurs heures, de celui à qui il obéissait, parfois même pour des choses auxquelles il ne devrait pas obéir, lui avait rappelé le regard d'une autre personne, dont il en avait oublié la clarté et l'existence.
C'est le brouhaha de son esprit, tandis qu'il est en réflexion avec lui même, qui s'éclaire d'une petite lueur au fond du brouillard, et c'était sur celle là qu'il s'était toujours concentré : Sur cet Espoir qu'il avait eu, en pensant voir sa mère bouger, alors qu'il ne faisait que l'imaginer, tant il avait espéré.

- Kalis.

La voix autoritaire et ferme de son tuteur le piqua telle la pointe d'une aiguille et il glissa ses yeux sur lui, tandis qu'une voile noir, qui obstruait son regard, chassait ses pensées.

- Kalis, ça fait 5 min que je t'appelle. Que je te parle. Kalis, est ce que tu m'entends ? Est ce-que.. est-ce que tu me vois ?

Mais le jeune homme ne répondit pas. Non pas parce qu'il ne le voulait pas, mais parce qu'il n'eut pas en cet instant précis, la conscience de le faire. Adelberg se tenait maintenant derrière son bureau, son index et son majeur tenait  la fin du clope qu'il avait porté à ses lèves cinq minutes plus tôt. Et ce retour, si brusque à la réalité, n'avait été que douleur : Kalis, tu as 19 ans. C'était il y a 10 ans. Kalis, tu appartiens à cet homme. Kalis, tu es à lui. Kalis, écoute le. Mais il l'entendait, mais ne l'écoutait plus. Et de nouveau, alors que les démons de ses cauchemars, de ses nuits en pleine paralysie du sommeil, réveillaient en lui deux sentiments contradictoires : " Il me fait peur. Je le hais, et je pense savoir pourquoi. Je le hais mais, j'ai besoin de lui. Je veux son corps, ses mains rassurantes, sa voix chaude."

- Kalis, répéta une fois l'Adelberg d'une "autre vie", d'un autre monde. Ses yeux s'étaient de nouveau concentrés sur lui, alors que l'espace d'un instant, de nouveau, la silhouette avait disparu. Kalis. Est ce que tu es là ?




Partie du joueur

:: Votre pseudo / votre âge :: Kal. / 19 ans.
:: A première vue, comment trouvez-vous le forum ? :: Le design est sublime.  
:: Comment l'avez-vous déniché ? :: Google, en tapant "Forum Harry Potter rpg". On déniche toujours des trésors.
:: Qu'attendez-vous de lui ? :: Qu'il fasse vivre, une nouvelle fois, le personnage de mon imagination le plus important à mes yeux. Ce qui sera le cas, j'en suis sûre.
:: Avez-vous un double-compte ici ? Si oui lequel ? :: Nop.
:: Utilisez-vous la même connexion qu'un autre membre ? Qui ? :: Nop.
:: Souhaitez-vous être guidé(e) dans vos premiers pas ? :: Pour écrire des rps, comprendre comment marchent les codes du rôle play ça roule. Par contre, je suis souvent assez paumé niveau actualité de l'intrigue. Donc, s'il existe pour ca.. c'est pas de refus. :')
:: Quelque chose à rajouter ? :: ... Hope ?

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Re: Kalis Antoy.    Mer 9 Mai - 17:13

Officiellement! Bienvenue Kalis Ta fiche avance à ce qui paraît Trop bien!

Voir le profil de l'utilisateur http://magicneverdies.forumactif.com/t599-journal-de-rosalind-fawley http://magicneverdies.forumactif.com/t596-chemin-de-traverse-voliere-de-rosalind-fawley http://magicneverdies.forumactif.com/f237-rosalind-fawley http://magicneverdies.forumactif.com/t586-rosalind-fawley http://magicneverdies.forumactif.com/t594-inventaire


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Re: Kalis Antoy.    Mer 9 Mai - 20:18

Bienvenue parmi nous ! Smile

Voir le profil de l'utilisateur http://magicneverdies.forumactif.com/t642-jeune-femme-compliquee-qui-reve-d-une-vie-simple-celeste-grym#3193 http://magicneverdies.forumactif.com/t638-chemin-de-traverse-celeste-grym http://magicneverdies.forumactif.com/f305-celeste-grym http://magicneverdies.forumactif.com/t632-celeste-grym?nid=14#3147


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Re: Kalis Antoy.    Jeu 10 Mai - 10:51


BIENVENUE
En Grande-Bretagne !
Modalités complémentaires




Cher Kalis Antoy,

Au regard de la loi britannique, vous êtes admissible sur le territoire en tant que résident permanent sans emploi. Vous pourrez toujours postuler pour un métier plus tard, quand vous vous sentirez prêt.

Maintenant le verdict : l'esprit brumeux et une personnalité aux facettes marquées et différentes, nous vous avons classé parmi les sorciers marginaux dans notre base de données.



:: Par où commencer ? ::
• Vous devez d'ores et déjà inscrire votre avatar dans le registre identitaire, et votre nom dans tous les listings qui correspondent à votre profil, notamment le matricule de Grande-Bretagne. Vous les trouverez tous à cet endroit. On compte sur vous !

Ouvrez un compte chez Gringotts et mettez-vous en quête d'une cave pour entreposer vos effets personnels à l'emplacement de votre futur logement, jusqu'à ce que vos gallions soient suffisamment conséquents pour transformer cette cave en incroyable manoir accessible au RPG. Ou peut-être préfèrerez-vous vivre en ville ?


:: Liens utiles ::
• Créer sa volière et l'inscrire avec sa demeure dans ce répertoire.
• Raconter son histoire dans son livret personnalisé.
• Trouver ses partenaires de RPG au speed dating du RP.
• Jouer à l'Impero Game.
• Surveiller le topic des news du forum.
• Connaître ses possibilités de jeu !


:: Premier RPG ::
Le gala du Ministère n'attend plus que vous ! Il se tient en juillet 2005 (léger flashback, donc), et constitue un RPG d'accueil à tous nos nouveaux arrivants, hormis les grands méchants criminels qui n'y sont pas conviés (ahem). Y participer vous permettra de découvrir les autres plumes qui peuplent la Grande-Bretagne en plus de vous introduire aux joueurs !


:: Un problème ? ::
Si des questions demeurent, faites-en part à ma secrétaire, et si vous avez besoin de corriger n'importe quel soucis technique lié à votre participation il faudra vous diriger vers le bureau des réclamations. Vérifiez toutefois qu'aucune interrogation n'a été traitée dans le règlement.

Bien cordialement,
- K. Shacklebolt
Ministre de la Magie






Voir le profil de l'utilisateur https://magicneverdies.forumactif.com/t147-team-jus-d-oeillet-archie-le-marginal https://magicneverdies.forumactif.com/t149-holyhead-voliere-d-archie-davin-finley-newton https://magicneverdies.forumactif.com/f288-cave-de-archie-newtion https://magicneverdies.forumactif.com/t146-archie-newton https://magicneverdies.forumactif.com/t148-inventaire


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Re: Kalis Antoy.    Jeu 10 Mai - 17:58

Salut Kalis! J'ai viens de lire ta fiche (qui est effectivement un sacré pavé ^^') et wow! Kalis à l'air d'être un personnage compliqué, mais fascinant!


Ses sentiments étaient invisibles, enfouis au plus profond d'elle même, si bien qu'elle en vint à oublier leur simple existence .  

Voir le profil de l'utilisateur http://magicneverdies.forumactif.com/t606-les-maux-qui-sommeillent-sous-sa-plume-juliet-ollivander http://magicneverdies.forumactif.com/t486-chemin-de-traverse-juliet-ollivander http://magicneverdies.forumactif.com/f313-juliet-ollivander http://magicneverdies.forumactif.com/t465-juliet-ollivander#2697 http://magicneverdies.forumactif.com/t474-inventaire


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Re: Kalis Antoy.    Jeu 10 Mai - 19:45

Ah bah on m'avait parlé de ce pavé appelé Kalis... mais je m'attendais pas à ça dis donc ! Tant de mot pour expliquer une vie... J'adore, je suis fan, tu serais même cap d'émouvoir Addie (et c'est pas facile). Puis, tu sais quoi ? plus c'est complexe et plus c'est intéressant ! Je sens que ça va être quelque chose ton personnage !

Bon, sinon, bienvenu eheh !

Voir le profil de l'utilisateur http://magicneverdies.forumactif.com/t667-journal-d-adelia-flores#3314 http://magicneverdies.forumactif.com/t624-chemin-de-traverse-adelia-flores#3075 http://magicneverdies.forumactif.com/f242-adelia-flores-celeste-grym-victor-amelia http://magicneverdies.forumactif.com/t622-adelia-flores?highlight=adelia http://magicneverdies.forumactif.com/t626-inventaire#3156


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Re: Kalis Antoy.    Ven 11 Mai - 16:22


Certificat
Location d'une cave
" Pour une vie de rêve "





Le 20/02/2006

Je, soussigné(e) Kalis Antoy, atteste par la présente la location du bien immobilier "cave 3" situé en Angleterre, Allée des Embrumes.


Kalis Antoy





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