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Le temps finira par nous guérir    Sam 5 Mai 2018 - 15:24

Le temps finira par nous guérir

Les souvenirs ne sont que plus vifs face au temps qui fuit

Théodore prit une grande inspiration avant d’entrer dans le salon du manoir des Nott. Son père était confortablement installé dans son grand fauteuil en cuir, auquel Théo n’avait même pas la possibilité de toucher, et faisait tournoyer un verre de scotch dans sa main. Edgard Nott ne quittait pas des yeux les flammes qui crépitaient dans la majestueuse cheminée en pierre. Le jeune homme n’aimait pas ce salon, trop austère et glacial à son goût, et frissonna à peine il franchit le seuil de la porte. Il avança d’un pas incertain vers l’homme avec qui il partageait son sang et son nom, mais rien de plus que cela. Ce qu’il avait à lui demander allait surement déclencher sa colère et Théodore tremblait de peur seulement à l’idée. Ses pas légers résonnèrent dans le silence de mort mais Edgard ne se daigna même pas de tourner son regard vers son fils.

- Père, commença Théodore d'une voix tremblante qui se voulait assurée.

L’homme ne cilla pas, il bu simplement une gorgée de son verre d’alcool en attendant la suite. Le bruit du bois qui craquait sous les flammes était la seule chose qui brisait le silence glacial.

- Je ne veux plus … il marqua une pause pour prendre une grande inspiration. Je ne veux plus faire cette guerre.

Son père fit alors un mouvement brusque et se tourna vers son fils, placé un peu derrière lui. Ses yeux bruns étaient pleins de colère et auraient pu incinérer Théodore. Celui-ci se fit encore plus petit lorsqu’Edgard se leva lentement de son siège. Il dépassait son fils d’au moins une tête. Son charisme et son autorité naturels avaient toujours effrayé le pauvre Théo, qui fuyait les accès de colère de son géniteur autant qu’il le pouvait. Mais l’homme ne dit toujours rien. Il avança vers une des grandes fenêtres du manoir, au travers de laquelle s’étendait la nuit noire et glaciale. Il s’arrêta pour observer le grand jardin aux haies parfaitement taillées et au chemin de gravillons toujours en place. Le clair de lune qui se reflétait sur le corps du père Nott rendait ses cheveux presque argentés et sa peau translucide.

- Approche fils, souffla l’homme.

Le concerné s’exécuta sans hésiter une seule seconde, quittant la chaleur rassurante du feu pour s’installer debout près de son père. Ses yeux rivés vers le ciel étoilé, il se dit que quelque part là-haut sa mère veillait sur lui et le protègerait quoi qu’il arrive.

- Tu vois Théodore cette foret au loin ? reprit Edgard après quelques minutes. Elle est la limite de nos terres. Des dizaines d’hectares desquels provient notre richesse. Mais, vois-tu, les nés-moldus sont une menace, parce qu’ils veulent nous retirer ces terres. Lord Voldemort m’a promis que, s’il gagne la guerre, je pourrais les conserver avec certitude et même en gagner. Tu ne voudrais pas perdre toutes tes richesses n'est-ce pas ?

Ce discours lui paraissait si loin de la réalité. Théo ne voyait que les morts, la torture et les sortilèges impardonnables qui fusaient. Peu lui importaient ces terres, il voulait que tout cela cesse. Il ne voulait plus voir les elfes de maison trainer les corps de pauvres innocents assassinés hors de son manoir ou de celui des Malefoy. Il voulait pourvoir aller à Poudlard sans entendre les chuchotements de ses camarades sur son passage. Il senti une larme perler le long de sa joue mais il la sécha bien vite du dos de sa main.

- Vous-êtes vous déjà demandé ce que maman aurait pensé de tout ça ?

A peine il eut prononcé cette phrase qu’il la regretta. Ses mots se brisèrent dans le silence et la maison devient encore plus calme qu’elle ne l’était auparavant. Mais l’enfant ne savait que trop bien qu’il s’agissait du calme avant la tempête. Il senti le corps de son père se tendre près du sien et il jeta un rapide coup d’œil à ce dernier. Il n’eut même pas le temps de réaliser ce qu’il se passait qu'il senti la paume de la main de son père s’abattre sur sa joue. Une douleur immédiate accompagna ce geste inattendu. Edgard Nott était certes colérique mais il n’était pas violent et c’était bien la première fois en dix-sept ans qu’il levait la main sur son fils unique.

- Ne t’avise plus jamais de parler d’elle Théodore, cracha-t-il avec ire. Phoebe n’a rien à voir dans cette guerre, elle n’a plus rien à voir dans cette maison.

C’était bien la première fois que l’héritier Nott voyait son père aussi furieux. Il resta immobile face à l’homme ivre de colère, ne sachant que faire. Il osait à peine respirer tandis que des fourmis commençaient à se faire sentir à l’endroit où il avait été frappé. Il savait à quel point son père en voulait à sa femme de l'avoir quitté si tôt, à quel point il l'avait aimé et à quel point elle lui manquait. Mais il savait aussi que sa mère n'aurait jamais accepté de voir les deux hommes de sa vie répondre aux ordre du Mage Noir.

- Va-t’en ! hurla Edgard en direction de sa progéniture. Et ne t’avise même pas de déserter, parce que je te jure, fils, que je te retrouverais et que tu regretteras amèrement le jour où cette stupide idée à germé dans ta tête de génie.

Théo détala hors de l’immense pièce sous les ordres féroces de son père. Il se glissa rapidement dans sa chambre, son refuge, en faisant tomber dans sa course la pile de livres qui se tenait à l’entrée. Il se jeta son lit, son visage entre ses bras et laissa s’échapper de ses yeux noisette des larmes amères de colère. Puis il se leva, se mit face au miroir et observa, presque avec dégout, la signature pourpre qui marquait sa joue. Elle était si nette qu’il pouvait décerner tous les doigts de la main de son père. Il laissa aller son regard sur son corps frêle, corps duquel il ne prenait nullement soin, et réalisa à quel point il n’était pas attirant. Quand son père était un très bel homme, même si la soixantaine approchait à grand pas, Théodore faisait tâche à côté de lui. Il aurait aimé être comme Edgard, sûr de lui et charismatique, mais il ressemblait plutôt à un rat de bibliothèque qui ne se nourrissait que du strict nécessaire pour survivre. Il secoua la tête avant de se rassoir sur son lit et d’attraper un livre. Il se promit à lui-même que jamais il ne révèlerait sa lâcheté et son envie de désertion. Il mentirait au monde entier, en disant qu’il ne regrettait pas son choix et ce quelque soit l’issue de la guerre. Il se promit de ne plus jamais décevoir son père. Le temps finirait bien par panser ses blessures.

acidbrain


parce que tout le pousse au vice, pourquoi ne pas y succomber ?

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