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Le charmant masque du Mal - Pansy Parkinson   Jeu 1 Fév - 10:27

Le charmant masque du Mal


Le cœur léger, une jeune fille aux cheveux bruns tombant en cascade marchait paisiblement dans le Londres sorcier. Elle revenait du musée où elle s'était perdue dans les interminables rayons de la section C,  errant sans but aux milieux des milliers de manuscrits historiques et objets variés. Elle était très satisfaite de cette journée enrichissante. Encore plongée dans les aventures qu'elle venait de lire, elle ne fit pas attention aux exclamations résonnant autour d'elle. Ce ne fut que lorsque des jets de différentes couleurs jaillirent de tous les côtés qu'elle ne réalisa qu'un duel venait d'être engagé à cinq mètres de sa position. Avant qu'elle n'ait le temps de dire « Quidditch » un éclair violet la frappa de plein fouet et elle se sentit glisser progressivement dans ce qui lui paraissait être le néant. Pourtant, à peine quelques minutes après le choc, ses pieds reprirent contact avec de la matière, qui ne semblait pas bien différente de celle sur la quelle elle se tenait précédemment. Mais les jambes de la Parkinson, loin d'être préparées à cet étrange interlude, flageolèrent à tel point que la sorcière se sentie tomber à nouveau. Les yeux fermés, elle attendit l'impact brutal de son corps contre le sol mais au lieu de ça, quelqu'un la rattrapa.
Elle ouvrit brusquement les yeux, étonnée de la tournure que prenaient les événements et son regard croisa deux yeux noirs et envoutants. Son bras lui picota légèrement, mais elle n'y prêta pas attention. Elle était hypnotisée par le regard ténébreux du jeune homme qui la retenait à quelques mètres du sol. Il semblait avoir son âge, son visage était pâle, impassible, et ses cheveux noirs comme le jais. Il était terriblement séduisant et Pansy mit un moment avant de revenir à la réalité et s'écarter brusquement, soudain gênée.

- Ex... Excusez-moi, se reprit-elle. Je... C'est...

D'un vague geste de la main elle désigna l'endroit où se déroulait le duel et eut un hoquet de surprise : toute la foule avait disparue laissant place à trois enfants riant aux éclats, attentivement surveillés par leurs mères à quelques pas de là. La jeune femme plissa les yeux, cherchant du regard une quelconque trace de tapage due à la dispute des sorciers, mais rien.

- ...C'est pas normal...
murmura-t-elle pour elle-même.

Elle se remit à examiner l'environnement autour d'elle qui ne semblait pas avoir changé si ce n'est quelques détails architecturaux de certains bâtiments, des magasins qu'elle n'avait jamais vu et la disparition d'autres auxquels elle était habituée. Elle scruta alors les différents personnages à la recherche d'un visage familier, mais personne ne semblait correspondre. Alors, elle nota un élément qui ne l'avait pas frappée à première vue, mais maintenant qu'elle reprenait peu à peu ses esprits, son sens de la mode lui disait que les sorcières et les sorciers autour d'elle ne portaient pas des vêtements dernier cri.

- Vous vous sentez bien Mademoiselle ? S'inquiéta le brun non loin d'elle.

Par Merlin, elle avait complètement oublié sa présence !

- Ou... Oui. C'est juste que... Un sortilège a ricoché contre moi il me semble et... Je ne sais pas trop...

Là voilà qui passait bien pour une idiote. Elle arrivait à peine à mettre un sens à ses mots tellement elle était dans les vapes.

- Je vois...
répondit l'homme qui paraissait sceptique. Vous devez être encore sous le choc... Accepteriez-vous que je vous offre un petit remontant ?

La jeune femme sentait que sa tête commençait à lui tourner légèrement. Les mots du sorcier s'emmêlaient dans son esprit si bien qu'elle n'avait absolument pas saisi sa question.

- Non... Enfin... Oui. C'est d'accord, accepta-t-elle sans réellement savoir dans quoi elle s'engageait.

Un sentiment de peur lui tordit le ventre. Que venait-elle d'accepter ? Il fallait absolument qu'elle reprenne ses esprits, et vite, si elle ne voulait pas se retrouver dans une situation embarrassante. Dans son dos, elle sentit la main du brun exercer une légère pression pour l'accompagner avec lui et la diriger vers une bâtisse qui ressemblait au Chaudron Baveur. Ou aux Trois-Balais, elle ne savait pas très bien. Ils entrèrent dans le bar et... Un bar ?

- Attendez, s'arrêta-t-elle. Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée finalement... Je ne suis pas en état d'avaler quoi que ce soit...

- Ne vous en faites pas, la rassura-t-il avec un magnifique sourire. Rien ne vous y oblige. Je tiens juste à garder un œil sur vous le temps que vous repreniez vos esprits. Il ne faudrait pas que vous tombiez entre de mauvaises mains... Nous pourrions essayer de faire connaissance en attendant ?

Pansy, ne possédant actuellement aucune force pour résister à l'étonnant esprit persuasif du jeune homme, céda et entra dans le pub à sa suite. Le grand brun dénicha une table assez éloignée du brouhaha incessant des autres clients et commanda des boissons. Quelques minutes plus tard, le serveur revint avec un verre d'hydromel et un verre d'eau. Alors qu'elle remerciait le vendeur, soulagée de voir ce qu'on lui avait servit, elle sentait le regard pesant de son compagnon qui semblait la déshabiller du regard sans aucune gène. Elle reporta son attention sur lui et fut surprise de réaliser que ce regard, qui la transperçait comme s'il cherchait à lire en elle tous ses secrets, était aussi effrayant que familier.

- C'est une jolie bague que vous avez là,
fit-il remarquer en observant sa chevalière en argent. C'est celle de votre famille je suppose ?

- Oui, affirma-t-elle. Les Parkinson.

- Mhh je vois... Vous êtes donc une proche d'Hestia et Malicus ?

La jeune femme le fixa avec stupeur. Hestia Parkinson et Malicus Parkinson étaient son grand père et sa grande tante. Comment se faisait-il qu'il puisse les connaître ?

- Euh... Oui c'est exact. Comment les connaissez-vous ?

- Oh je ne les connaissais pas tant que ça. Je sais juste que nous étions dans la même maison du temps de Poudlard, Serpentard.

Cette fois, la brune se retint de lui recracher au visage tout le contenu de son verre. C'était impossible ! S'il les avait connu au temps de Poudlard il devait aujourd'hui avoir quoi... quatre-vingt-dix ans ? Alors qu'elle allait lui poser la question, ils furent interrompus par une vieille femme qui passait avec une pile de paperasse :

- La Gazette du Sorcier ? proposa cette dernière.

- Non merci
, répondit poliment le jeune homme.

Mais avant que la femme n'ait totalement disparu, Pansy eut le temps d'apercevoir un détail alarmant sur la couverture du magazine: 22 novembre 1950. Serait-il possible que le sort qu'elle avait reçu l'ait renvoyée 70 ans en arrière ? Cela expliquerait beaucoup de choses ! Elle se sentit vaciller mais se reprit vite. Maintenant qu'elle se sentait physiquement mieux, plus question de se faire passer pour une folle à lier.

- Tout va bien ? S'enquit le garçon.

- Oui, ne vous en faites pas, le rassura-t-elle. Je me sens même beaucoup mieux, ce verre d'eau m'a fait du bien.

Et c'était vrai, elle n'avait plus du tout l'esprit embrumé. La seule chose qui la tracassait désormais était cette notion du temps. Mais pour le moment elle ne savait qu'y faire, alors elle décida de profiter du moment qu'elle avait en cette une charmante compagnie.

- Vous me disiez donc, reprit-elle avec plus de vivacité, que vous étiez vous aussi à Serpentard ? Je n'ai pourtant aucun souvenir de vous... Pouvez-vous me rappeler votre nom ?

Le sorcier parut surpris mais ses yeux redevinrent vite impassibles tandis qu'un petit sourire moqueur étira ses lèvres :

- Vous n'avez aucun souvenir de moi dites-vous ? En êtes-vous bien sûre Miss Parkinson ?

Pansy haussa un sourcil, réfléchissant à toute vitesse. Certains de ses airs lui disaient quelque chose. Sa façon de parler lui disait qu'elle que chose. Son éloquence lui disait quelque chose. Mais non. Impossible de mettre un nom sur ce beau jeune homme à l'aura attrayant. Voyant qu'elle ne savait quoi lui répondre, il reprit :

- Finalement, cela tombe bien que vous ayez oublié mon nom. J'ai toujours détesté porter celui de mon père.


La jeune femme observait attentivement chaque traits de son visage, attendant impatiemment la réponse qu'il allait lui donner. Il avait éveillé sa curiosité.

- J'ai décidé que désormais, on me connaîtrait sous le nom de... Voldemort.

La brune éclata de rire. Il pensait sérieusement qu'elle allait le croire ? Lui ? Voldemort ? Pourtant, face au regard assassin que lui lançait à présent son camarade, elle se calma. Visiblement, il était très sérieux. Un détail qu'elle avait oublié lui revint en mémoire, frappant comme la foudre : elle était en 1950. Ce n'est qu'alors qu'elle réalisa que depuis le début, ce picotement dans son bras qu'elle avait fini par ignorer n'était autre que sa marque qui la brûlait. Et à présent, la douleur devenait insoutenable. Alors qu'elle se levait brusquement de table pour s'enfuir, le visage déformé par la terreur, son adversaire la rattrapa par le bras, et malheureusement, celui qui l'irradiait.

- Où tu vas comme ça ? Interrogea-t-il d'un ton impérieux pendant que la brune souffrait le martyr. Je n'en ai pas fini avec toi. Je veux savoir ce qu'il t'est réellement arrivé tout à l'heure, lorsque tu as surgi de nulle part. D'où viens-tu ?

Elle voulu lui faire face mais la douleur prit le dessus. Son regard croisa une dernière fois ses pupilles ébènes qui la poignardaient et elle sombra. Dans sa tête, elle entendait encore le garçon lui parler, mais sa voix avait changée. A présent, ce n'était plus qu'un vieux souvenir qu'elle entendait. Le souvenir d'une voix plus vieille, plus sèche, plus... Sifflante. Un souvenir qui susurrait :

- Pansssssy, ma douce petite Panssssy... Approche, laisse-toi guider par les Ténèbres.


Et les Ténèbres l'envahirent... Jusqu'à ce qu'elle rouvre les yeux, assise par terre. Quelques personnes étaient attroupées autour d'elle, ils avaient des visages coutumiers. Elle était revenue. Un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres. Ça n'avait été qu'un rêve. Un énième cauchemar organisé par ses démons du passé. Elle rentra chez elle, beaucoup plus sereine qu'il y a quelques instants, ou devrait-on dire, qu'il y a quelques décennies. Car non, ce n'était pas un rêve. Et elle ne s'en rendit compte qu'en arrivant chez elle, au moment où elle retira sa manche et aperçu, sur son bras qui lui faisait mal, des traces de doigts. Comme si on l'avait serrée très fort à cet endroit-là. Fort à lui en bleuir la chair. Fort, à l'en marquer une seconde fois.
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