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Une rencontre familière... - Amaryllis Parkinson   Jeu 1 Fév - 10:26

Une rencontre familière...Event de NovembreUn sort en pleine figure, qui l’eut cru ? Pas Amaryllis en tout cas. Se promener dans le Londres sorcier n’aura jamais été aussi étrange et aussi dangereux. Le juge pensait pouvoir jouir d’une belle journée de liberté. Aucune obligation de quelque sorte au ministère, aucun devoir de famille non plus. Juste une journée qui lui permettrait de vagabonder. Cela faisait longtemps. Elle avait eu l’impression de s’étouffer entre les dossiers, les soirées mondaines et les soirées détentes. Même ses week-ends étaient dédiés majoritairement au travail.

Alors, profiter du beau temps et des rues modérément fréquentées, c’était un luxe. Visiter la galerie d’Arts, pourr admirer quelques curiosités. Se promener dans le Jardin public et songer qu’une journée d’été sous un arbre serait fort agréable. En bref, des petits plaisirs qu’Amaryllis avait oublié. Tout semblait être parfait en cette journée. Peut-être était-ce trop parfait.

Un mouvement de foule soudain et tout devint anarchique. Les gens criaient, se poussaient, se tiraient les vêtements. Des éclairs de lumière semblaient être envoyés dans tous les sens, des vitres étaient brisées et dans cet océan de bruits parfois on entendait le son distinct d’un corps qui tombe. La brune entendit un passant crier à tous de fuir. Malheureusement, ce ne fut pas possible. A peine avait-elle tourné les talons qu’elle se sentait projetée en avant, et la voilà à terre en pleine perte de conscience.

Le monde semblait tourner, s’embrouiller. Sa vision se brouillait et ce qu’elle vit en dernier était quelques éclairs qui volaient au dessus de sa tête. Un calme silencieux l’accueillit, et ce fut juste le noir qui devint rapidement proéminent.

(…)

- -me, réveillez-vous. Madame.

La sorcière se sentait secouée vigoureusement. Elle voulait dormir, se reposer et se prélasser au lit. Elle voulait qu’on la laisse tranquille. Elle repoussa l’intrus. Pardon, intrus ? Elle se redressa rapidement, mais se tint la tête.

- Quel cauchemar, bougonna-t-elle en se tenant la tête.

Une douleur lancinante martelait son crâne, elle ouvrit un oeil, et constata qu’elle était dans la rue, mais déserte. Seul un homme à ses côtés, semblait inquiet. Il fallu quelques longues secondes au juge de réaliser où elle se trouvait et pourquoi. Elle se fit la promesse de trouver les fauteurs de trouble. De quel droit avaient-ils ruiné sa journée ?

- Vous allez bien ? Demanda l’inconnu.

Elle l’avait oublié. Il aurait mieux fait de se faire oublier. Amaryllis était d’humeur massacrante, et malgré lui, le mystérieux Samaritain allait devenir la cible de la sorcière. Elle jeta un regard furieux à l’homme puis autour d’elle. Elle allait pester à qui voulait l’entendre mais s’en abstint. Pourquoi tout semblait être vide ? Certains bâtiments semblaient plus neufs qu’avant, d’autres inoccupés ou alors occupés par des magasins qu’elle ne connaissait pas. Etait-elle toujours dans le Londres sorcier ? Elle plissa les yeux. Il n’y avait aucun débris, aucun membre des forces de l’ordre. Mais plus étrange encore, il n’y avait personne à part les deux sorciers.

- Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Demanda Amaryllis confuse sur un ton sec.
- Je vous ai trouvé, affirma l’inconnu.
- Mais avant ça, sombre imbécile, pesta-t-elle.
- Aucune idée. Je ne suis arrivé il n’y a que cinq minutes à peine, siffla l’homme.

Amaryllis claqua sa langue avant d’observer l’homme à ses côtés. Cheveux blonds avec quelques mèches grisonnantes, port de tête haut et fier, âgé dans la cinquantaine si elle ne se trompait pas. Un détail la frappa néanmoins, plus que le reste. Déjà, les commerces et lieux à visiter étaient vides et neufs, et d’autres inexistants. Ensuite, le blond était vêtu d’une manière peu commune. Depuis quand les hommes s’habillaient-ils d’une manière aussi démodée ?

Rien ne faisait sens, et sans doute que l’incompréhension et la confusion était visible parce que l’homme haussa un sourcil. Il ne dit rien, mais son expression changea peu à peu en réalisant qu’Amaryllis n’était pas vêtue à l’accoutumée non plus. Quelqu’un d’externe à la scène aurait été hilare en voyant les deux adultes se dévisager sans comprendre quoique ce soit.

- Qu’est-ce qu’il se passe ici ? Demanda la brune.
- J’aimerais bien le savoir.

Tout semblait surfait, et irréaliste. Quel sort Amaryllis avait-elle reçu ? Elle avait beau réfléchir, elle n’avait entendu aucune formule. C’était l’angoisse qui commençait à la saisir, l’inquiétude qui fusait dans son esprit, une certaine anxiété sourde dans sa tête, et toujours ce mal de crâne. D’ailleurs, elle n’avait pas bougé depuis son réveil et l’inconnu était toujours accroupi à ses côtés. Une situation fort cocasse.

D’une soudaine impulsion, la sorcière se redressa et s’épousseta. Son pantalon élégant était à présent troué, et son chemisier froissé. Quel rêve affreux. Si encore c’en était un. Le mouvement brusque de la femme sortit l’homme de ses pensées qui lui aussi se leva. Il observa la Parkinson se recoiffer avec autant de dignité qu’il se pouvait.

- D’où venez-vous ? Demanda l’homme.

Cette question était d’un non sens ridiculement absurde. Tout le monde savait qu’elle venait d’Angleterre.

- Je devrais vous retourner la question plutôt, vous ne pensez pas ?
- Vous voulez rire peut-être ? Répondit avec hargne l’homme. Vous êtes celle qui est inconsciente dans la rue, toute vêtue de vêtements anormaux, et c’est à moi que vous le demandez, avec beaucoup trop d’aplomb si vous voulez mon avis. Donc vous allez vous dépêcher de me répondre si vous voulez que je vous aide.

Etrangement, l’aide proposée par le blond ne semblait pas sincère, et ce n’était pas par galanterie non plus. Ca ressemblait plus à quelque chose d’intéressé parce que sa curiosité était indéniablement palpable. Le juge le remarqua et s’en amusa.

- Mais qui a dit que j’avais besoin de votre aide ? Je sais parfaitement où je suis, et d’où je viens. Ce que je ne sais pas, c’est ce qu’il se passe. On dirait que je suis dans une autre époque…

Le dernier mot du juge sonna comme une évidence. Le même lieu, mais avec des changements, des gens mais avec des tenues différentes. Elle avait fait un saut dans le temps, et à en croire les environs, elle était partie dans le passé. La femme posa ses mains sur les hanches, se posant un tas de questions. Bien, si son idée se révélait être véridique, et à en juger par les commerces ouverts, elle devait être dans les années trente. Ce qui expliquerait l’accoutrement démodé de son interlocuteur. Ce dernier semblait d’ailleurs s’impatienter.

- Dites, en quelle année sommes-nous ? Finit par demander la sorcière.
- En 1938, déclara l’homme avec un certain agacement.

Si le sorcier se demandait ce qu’il se passait, ce qui était au départ de la curiosité finit par le lasser. Il jeta un regard méprisant sur la sorcière et commençait à partir.

- Attendez, j’aurai effectivement besoin de votre aide.
- Evidemment, soupira-t-il avec condescendance.
- J’ai besoin de me rendre au département des mystères.
- Pourquoi faire ?

Le sorcier se surprit à être incroyablement perplexe. Non seulement il lui semblait que la femme était complètement à côté de ses chaussures, mais en plus, elle devait avoir une commotion cérébrale. Il n’y avait qu’à voir son regard confiant et certain. Elle avait une idée derrière la tête et il sentait que malgré une folie évidente, ça serait surtout fort intéressant.

- Pour partir d’ici.

Le blond lança un regard étonné à Amaryllis. Depuis quand une personne devait se rendre au département des mystères au ministère pour partir ? Ca cachait quelque chose. Maintenant l’homme en était certain, et à présent, il voulait connaître la mystérieuse inconnue qu’était Amaryllis. Elle semblait avoir quelque chose et connaître quelque chose que lui ne connaissait pas.

- Fort bien. Suivez-moi, dit-il sans plus de fioritures.

Il ouvrit la marche et Amaryllis se laissa supplanter là quelques secondes. Il avait quelque chose qui jurait dans tout ceci. C’était trop anormal, l’homme semblait… très… ou trop… elle n’en savait rien. Quelque chose était bizarre et elle n’aurait su dire quoi. Si elle continuait à trop réfléchir avec sa moue contrariée, elle finirait par avoir des rides.

A cette pensée, elle passa ses mains sur le visage, quelque peu inquiète quant à son apparence. La perfection en toute situation, se répéta-t-elle intérieurement. En quelques enjambées, elle rattrapa le sorcier. Elle lui jeta quelques coups d’oeil. Malgré l’âge qu’il semblait avoir, son apparence était impeccable. C’était amusant de s’apercevoir qu’un homme aussi pouvait avoir un sens du détail aussi aigu.

- Alors vous allez me dire d’où vous venez ? Demanda-t-il.
- Tss, fit Amaryllis en claquant la langue et en levant les yeux au ciel. Ecosse, finit-elle par répondre.
- Ah oui ? Vous n’avez pourtant pas d’accent.
- Vous parlez de cet accent minable qui écorcherait les oreilles de n’importe qui ? Répondit la femme immédiatement.

L’homme ne dit rien. Il était relativement agacé par l’attitude de la sorcière, et de son mépris pour tout et envers tout. Si le juge avait prêté plus d’attention à son accompagnateur, elle aurait remarqué le regard meurtrier qu’avait l’homme. Le sorcier la trouvait agaçante. Depuis quand une femme se moquait-elle aussi ouvertement d’un homme ? Lui remettre les idées en place lui ferait le plus grand bien.

Il serrait fermement sa baguette, réprouvant une terrible envie de la ligoter et de la laisser dans la rue jusqu’à ce que mort s’en suive. Mais non seulement cela serait très puéril de sa part, mais en plus, il laisserait passer quelque chose. Il savait qu’il y avait un problème, il savait que cette inconnue était différente. Si la magie n’existait pas, il se demanderait s’il n’était pas dans un de ces films moldu. Trop de choses étaient étranges. Alors il se contenta de s’abstenir de la tuer. Pas tout de suite du moins.

- Bon, mais si vous venez d’Ecosse, pourquoi devez-vous aller au département des mystères pour rentrer ?

La brune toisa l’inconnu. Il était très indiscret et trop bavard à son goût. De plus, elle ne pouvait pas lui dire sans trahir son secret et elle risquerait de créer un paradoxe temporel. C’était bien la dernière chose qu’elle voulait. Elle inspira une grande bouffée d’air, à la recherche d’une réponse convaincante. Elle avait ce sentiment qui grandissait et qui lui disait de chercher une excuse.

- Je vous en pose moi des questions ? Aboya-t-elle.

Le sorcier en eut assez. Il la poussa contre le mur de la ruelle où ils se trouvaient à présent. Le dos de la sorcière heurta les briques rouges avec violence, et elle en eut le souffle coupé. Elle allait se saisir de sa baguette mais elle ne pu bouger, ayant celle de l’inconnu sous le menton. Son air menaçant la dissuada de bouger d’un millimètre.

- Continuez ainsi, et bientôt vous ne pourrez plus ouvrir cette jolie bouche. Compris ?

Elle plissa des yeux. Elle n’était pas folle, et n’allait pas bouger. Cependant, son instinct lui disait qu’il ne la tuerait pas. Alors elle un rictus se dessina sur son visage. Dans le pire des cas, que risquait-elle ? Elle avait affronté bien pire qu’un sorcier voulant assoir son pouvoir.

- Cette jolie bouche, dit-elle en insistant sur ses mots, continuera de s’ouvrir. Vous ne me tuerez pas.

Elle débordait d’une confiance certaine. Ses réflexes et talents étaient quasiment incomparables. L’homme sembla remarquer sa prestance. Il aurait presque été déstabilisé s’il n’avait pas été l’homme qu’il était. Voyant que ça ne mènerait à rien, il s’éloigna de la brune. Sa baguette était toujours brandie.

- Bien, vous avez compris que je ne comptais pas vous tuer.
- Pas tout de suite du moins, ajouta la brune.
- C’est exact. Néanmoins, rien ne m’empêche de vous jeter le sortilège de l’Impérium. Vous serez plus supportable.
- Je vous ferais savoir que d’après la règlementation du ministère de la magie, l’utilisation de l’Impero peut être sanctionné par un séjour à Azkaban en plus d’une surveillance étroite des forces de l’ordre pour une durée indéterminée.

Amaryllis se tut, fière. Cependant, quelque chose semblait anormal. Le regard de l’homme, il y avait quelque chose de bizarre.

- Ah oui ? Depuis quand ?

La Parkinson, qui avait toujours son rictus, regarda l’homme. Etait-il sérieux ? Cette loi était de rigueur depuis 1940. 1940 ? Le cerveau d’Amaryllis sembla fondre comme de la glace. Elle et ses connaissances, venaient de se trahir. La panique sembla s’insinuer en elle. Et l’homme en face d’elle était plutôt satisfait. Non seulement elle ne répondait pas à sa question, mais les pièces du puzzle s’étaient mises en place.

- Nous devons aller au ministère. Département des mystères !

Amaryllis se détestait et elle voulait mettre un terme à tout cela. En plus, ils n’étaient plus très loin du ministère. D’un pas rapide, elle distança le sorcier. Elle n’avait pas besoin de lui. Alors qu’elle s’approchait de l’entrée, elle se sentit retenue par le bras. Une poigne ferme, presque douloureuse l’empêchait d’avancer. Elle se retourna, prête à hurler, mais le regard du blond qui l’avait précédemment aidé l’en dissuada.

- Vous, commença-t-il, vous savez que vous n’êtes pas d’ici et moi aussi.
- Bien sûr que si, je viens d’ici ! Rouspéta Amaryllis.
- Bien évidemment. Et moi je suis le Ministre de la magie. Prenez moi pour un imbécile encore une fois, et je vous jure que ça va mal se finir.

La brune ne dit rien. Elle n’était pas dans la meilleure des situations. Pour une fois, son ego allait devoir être mis de côté. Mais pas pour longtemps.

- Ce que je veux dire, c’est que vous n’êtes pas de cette époque. N’est-ce pas ?

La voix insidieuse de l’homme ne la rassura pas tellement. Et pourtant, il y avait quelque chose de familier. Elle regarda l’homme très sérieusement. Elle n’avait pas prêté attention à celui-ci jusqu’à présent. Il avait quelque chose de familier. Son charisme ? Elle l’avait croisé 70 ans plus tard ? Elle fronça des sourcils, mais ne répondit pas à la question du sorcier. Ce dernier prit cela comme une réponse affirmative.

- Bien. Maintenant que les choses sont claires, vous allez venir avec moi.
- Pas question !

La sorcière se débarrassa de la poigne de l’homme en tirant son bras d’un coup sec. Elle allait s’en aller mais sentit une douleur dans la base de son cou. Son environnement devenait flou. Cette sensation, elle l’avait déjà eu. Elle eu un haut le coeur, et avant de sombrer à nouveau dans l’inconscient, elle entendit une dernière phrase.

- Vous comprenez : c’est pour le plus grand bien…

(…)

Une odeur aseptisée réveilla Amaryllis. Quelle horreur. Elle se frotta les yeux avant de les ouvrir. Toujours ce mal de crâne, c’était terrible. Elle remarqua qu’elle était à Sainte-Mangouste. Bon sang, depuis combien de temps était-elle là ? Et ce rêve bizarre… En voulant se redresser, son bras lui était douloureux lui aussi. Elle releva sa manche, et remarqua une trace de main violacée.

Son rêve… Ce n’en était pas un ? Ses yeux s’écarquillèrent, et enfin elle prenait conscience à qui elle s’était frottée. « Pour le plus grand bien », cette phrase lui tournait dans la tête, et elle comprenait un peu mieux à présent cette familiarité…
©️  YOU_COMPLETE_MESS

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