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Un bien lugubre accueil   Mar 26 Déc - 15:13

En ce jour pluvieux du mois d'octobre, Pansy attendait sagement son amie Héra Greengrass dans son habitation à Flagley-le-Haut. Comme elles l'avaient convenu, elles se rejoindraient ici pour aller ensemble rendre une petite visite aux parents de la Serpentard, sur l'Ile de Skye. Cela faisait des mois qu'ils n'avaient pas répondu à ses hiboux. La dernière lettre qu'elle avait reçu de leur part lui expliquait qu'ils étaient très occupés mais qu'elle n'avait aucune raison de s'inquiéter. Selon leurs dires, tout allait pour le mieux. Sur le moment, elle n'avait pas cherché à en savoir davantage mais maintenant qu'elle était de retour sur le sol britannique depuis plus d'un mois, elle ne pouvait faire abstraction au fait qu'ils n'avaient toujours pas cherché à la recontacter. Héra lui avait donc proposé de leur rendre visite, et elles en étaient là. Dans quelques heures, Pansy allait enfin avoir la réponse à toutes ses questions. Et elle n'allait pas se gêner pour leur faire comprendre qu'ils avaient eu tord de l'ignorer ainsi ! S'ils culpabilisaient, ils n'avaient qu'à y avoir réfléchit à deux fois.
La Serdaigle arriva pile à l'heure à la porte son amie et elles purent transplaner sans ennui à Portree, la petite ville où dominait le grand manoir de la famille Parkinson. Pour l'occasion, la brune s'était habillée d'une tenue assez simple, sans pour autant perdre en classe. Il fallait toujours être présentable lorsqu'on se rendait chez une vieille famille de Sang-Pur. Il leur fallu marcher un peu pour atteindre le domaine qui se situait en dehors du village, flottant sur l'eau et accessible grâce à un pont en pierre. Sur le trajet, les filles eurent tout leur temps de rire en imaginant les différentes réactions qu'auraient les parents de Pansy lorsqu'ils les verraient ainsi que de se remémorer des tas de souvenirs qu'elles avaient eu ici, sur ces terres écossaises. L'endroit avait quelque chose de féerique et Pansy avait toujours adoré entraîner son amie dans les bois dans le but d'observer des licornes, ces créatures qui avaient toujours su émerveiller la jeune Serpentard. Aujourd'hui pourtant, l'heure n'était pas à la chasse aux licornes et plus elles se rapprochaient du manoir, plus la Parkinson sentait une boule se former dans son ventre. Et si ses parents n'avaient plus donné de nouvelles simplement car ils ne souhaitaient plus entendre parler d'elle ?
Elles n'étaient désormais plus qu'à quelques pas de la grande porte principale et Pansy tentait désespérément de faire le tri dans sa tête. Qu'allait-elle leur dire finalement ? Plus qu'un mètre ou deux et elles s'arrêtèrent enfin.

- On y est, souffla la reporter.

Elle regarda son amie cherchant le courage que cette dernière avait toujours si bien su lui transmettre.
Elle réussit alors enfin à poser sa main sur la grande porte et ferma les yeux. Lorsqu'elle les rouvrit, toute appréhension avait disparu de son regard laissant place à une puissante détermination et, inspirant un bon coup, elle toqua contre le bois dur et froid, retenant son souffle.

Mais rien ne se produisit.

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Re: Un bien lugubre accueil   Mer 27 Déc - 13:01




Choisir précautionneusement sa tenue. Se vêtir en quelques gestes frénétiques. Se saisir du peigne sans assurance. Se coiffer. Se maquiller. Se faire plus présentable. Robe noire sobre et ornements discrets. L'heure était venue.

Elle était prête mais n'avait aucune envie de rejoindre son amie. Non pas qu'elle ne veuille pas la voir, mais elle appréhendait de retrouver les parents de celle-ci. S'ils avaient arrêtés de lui écrire ce n'était sans doute pas sans raisons. Peut-importe ce qu'ils lui reprochaient, elle ne voulait pas parler de la guerre et éluderait s'ils tentaient de l'y contraindre. Pour autant elle se devait d'être présente pour soutenir la jeune Parkinson.

Inspiration d'encouragement et elle transplana. Elle arriva immédiatement devant la nouvelle demeure de Pansy et entra bien vite. Non seulement elle savait déjà qu'elle allait devoir supporter une pénible entrevue, mais en plus de cela le ciel sombre qui les veillait n'était pas de bonne augure. Les gouttelettes grisonnantes venaient se loger dans sa chevelure comme un mauvais présage refusant de la quitter.

Aucune des deux ne voulait s'éterniser et elles furent bien vite devant cette fameuse porte qu'Héra redoutait. Celle du couple qu'elle avait connu enfant et qui avait méprisé ses choix par la suite. Elle ne chercherait pas à se justifier, elle resterait muette dans l'ombre s'il le fallait.

"- On y est, commenta la plus âgée.

Elle frappa mais seul le silence et l'écho du coup porté leur répondirent. Un aura étrange s'échappait de la maison, il émanait d'elle une lourdeur presque palpable tant elle était pesante. L'historienne s'approcha à son tour pour toquer, espérant naïvement plus de résultats même en étant persuadée de n'en avoir aucun.

-Mr et Miss Parkinson ? Tenta-t-elle de les appeler en haussant la voix.

Toujours rien. Déterminée à découvrir pourquoi on les ignorait elle effectua une légère pression sur la poignée qui céda sans résistance aucune. Un pas en avant et elle arrivait dans le vestibule. Devant elles une scène effroyable s'étendait. La faible clarté qui s'étalait dans la pièce leur permettait de constater de toute la richesse déchue du lieu. Des meubles classieux renversés. Papiers peints onéreux déchiquetés. Bibelots coûteux constituants des amas de débris. Plus que le spectre du passé. À peine entrée, la Greengrass s'arrêtait pour se tourner vers Pansy.

- Qu'est-ce qui a bien pu se passer ici?"

Elle chuchotait comme si elle risquait d'être découverte. Comme si elles n'avaient pas à être là. Comme si un danger les guettait. Incertaine, elle ne savait plus que faire. Devaient-elles faire demi-tour ? Elle était curieuse, affreusement, et voulait découvrir les secrets de cette déchéance. Cependant, elle ne jugea pas que cette décision lui appartienne et attendit une réaction de sa compagne.  



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Re: Un bien lugubre accueil   Mer 27 Déc - 21:47

Le silence pesant déstabilisa la fille Parkinson. Ce n'était pas normal. Elle s'écarta afin de laisser son amie tenter sa chance à son tour. Après tout, peut-être qu'avec elle la grande porte s'ouvrirait ? Mais le silence qui s'en suivit une nouvelle fois leur prouva qu'elles avaient tord.

- Mr et Miss Parkinson ? Essaya la Greengrass en haussant la voix.

Mais toujours rien. Pansy commençait à s'inquiéter. En temps normal, Bonnie, leur elfe de maison, ou n'importe qui d'autre aurait accouru pour ouvrir aux deux sorcières. Mais aujourd'hui, l'atmosphère qui pesait sur le manoir était tout sauf naturelle. Il s'était passé quelque chose, et la brune mourait d'envie de savoir quoi. A moins qu'elle ne soit seulement en train de mourir de peur...
Visiblement, les deux jeunes femmes étaient sur la même longueur d'onde puisque Héra tenta d'abaisser la poignée. Contre toute attente, la porte s'ouvrit sans montrer la moindre résistance et quelques secondes plus tard, elles étaient à l'intérieur. Mais ce que la fille Parkinson découvrit alors grâce à la faible lumière qui éclairait l'intérieur lui glaça le sang. Tout le manoir était sans dessus dessous : lustres brisés, cadres éventrés, meubles renversés, papier peint déchiré, débris de vaisselle éparpillés ; toute son enfance réduite à néant. Pansy se sentait dévastée. Elle observait le carnage, complètement paralysée. Dans le lointain, elle crut entendre son amie murmurer « Qu'est-ce qui a bien pu se passer ici ? » Mais Pansy ne l'entendait plus, ne la voyait plus. Son esprit était entièrement brouillé et sa gorge sèche lui faisait mal. Que s'était-il passé ? Ses yeux se fermèrent tandis qu'elle essayait tant bien que mal de réfléchir. Il lui fallait de l'air. Celui de la pièce était bien trop malsain : il semblait gorgé d'une puissance qui paraissait familière à la jeune femme. De la magie noire ? Non, impossible. Elle ne voulait pas y croire.
Tout son être était tiraillé entre quitter les lieux au plus vite et continuer à avancer pour en savoir plus. Et si ses parents étaient en danger ? Elle ne pouvait pas les abandonner. Il leur était arrivé quelque chose, c'était certain, et en ce moment même, Pansy savait qu'il n'y avait qu'Héra et elle qui pourraient élucider le mystère. Avec un courage qu'elle ne se connaissait pas, elle ouvrit ses yeux et, dans un ultime effort, elle tenta de chasser toutes les émotions qu'elle éprouvait jusqu'alors. Une capacité qu'elle avait appris à maîtriser à la perfection. C'est donc d'une voix étrangement calme, qui ne laissait pas transparaître toute la tempête qui saccageait son être, qu'elle annonça  :

- Tu essaies de voir ce que tu peux trouver d'intéressant par ici. Je me charge de l'étage.

Et sans attendre de réponse, elle s'engagea dans les escaliers qui craquèrent dangereusement sous ses pas. Pourtant elle se fichait bien de ça. Elle voulait en finir au plus vite pour pouvoir s'enfuir de ce manoir sinistre et insalubre qui jadis avait été son logis.
Arrivée en haut, la Serpentard se dirigea tout d'abord vers la chambre de ses parents. Si elle devait trouver quelque chose, c'était bien là qu'il fallait qu'elle commence. Elle poussa la porte qui grinça lourdement et entra dans la pièce à pas de loup, comme si elle craignait de se faire repérer par une quelconque créature indésirable. Or le silence imperturbable des lieux semblait lui dire qu'elle était seule dans cette pièce aux couleurs ternes, tout aussi ruinée que les autres salles du manoir. La jeune sorcière se mit donc à chercher indéfiniment, fouillant à même le sol dans tous les décombres de la chambre. Mais que cherchait-elle en réalité ? Ses doigts fourrageaient désespérément les débris avec une énergie incontrôlée, si bien qu'elles s'en écorchait la peau. La notion du temps lui devenait peu à peu étrangère et elle ne s'arrêta que lorsqu'elle eût trop mal aux doigts pour continuer. Il n'y avait rien ici, autant retourner voir Héra, peut-être aurait-elle trouvé quelque chose ?
Alors qu'elle sortait de la pièce, son regard se posa sur la porte en bois vert sombre à l'autre bout du couloir. Un sourire se dressa sur ses lèvres. Un sourire timide, comme si elle avait honte de l'afficher dans une situation aussi lugubre. Lentement, elle s'approcha de la porte et fit tourner la poignée en un léger cliquetis. Comme elle s'y attendait, le désordre de la pièce était aussi catastrophique que celui des autres. Pourtant Pansy n'eut aucun mal à reconnaître sa chambre. Même avec son sourire sur les lèvres, elle ne put empêcher quelques larmes de brouiller sa vue. Qui avait osé faire un tel gâchis ? Et pour quelles raisons ? La jeune femme se pencha pour redresser sa table de chevet, mais le tiroir glissa et tomba au sol, manquant de lui écraser les pieds et éparpillant tout son contenu par terre. Accroupie, la brune tenta de ramasser tout ça et saisit la liasse de papiers provenant du tiroir. La plus grande partie étaient des photos mais il y avait aussi sa lettre de Poudlard ainsi que d'autres babioles. Elle prit place sur un coin de son matelas éventré et se mis à observer l'étendue de sa trouvaille. Son sourire s'agrandissait devant les visages apparaissant sur les photos. On pouvait y voir sa famille, Héra, mais aussi Drago et Blaise ou encore tout  leur petit groupe de Serpentard au complet, puis les Greengrass, les Malefoy... Ces clichés lui firent chaud au coeur mais ne dissipèrent pas les larmes dans ses yeux, bien au contraire. Nous avions là une belle image de Pansy faisant sa sentimentale.
Alors qu'elle faisait défiler les papiers entre ses doigts, une enveloppe qui lui était inconnue se présenta sous ses yeux. À l'encre noire, dans une belle calligraphie semblable à celle de sa mère était écrit « À ton retour parmi nous ». Surprise, elle posa les photos à côté d'elle sur le matelas, puis, les mains tremblantes, ouvrit l'enveloppe. A l'intérieur il y avait un parchemin et... Une bague ? Pansy la prit entre ses doigts pour l'observer plus minutieusement quand ses yeux devinrent gros comme des soucoupes. Avec précipitation, la brune se mit à lire le parchemin pour plus d'explications.  
« Pansy, après y avoir longuement réfléchit, ton père et moi te léguons la bague de notre famille. Fais en bon usage et rends fiers tes ancêtres. Rosa Parkinson. »
Ces trois lignes étaient bien maigres pour résumer la situation actuelle. La brunette regarda attentivement la bague qu'elle faisait tourner entre ses doigts. Elle était faite d'argent et d'émeraude, un grand P y était gravé.
Pansy ne comprenait pas. Que s'était-il passé pour que sa maison se retrouve ainsi ? Qu'était-il arrivé à ses parents ? Pourquoi lui avoir léguer un bien aussi précieux ? Et pourquoi avaient-ils laissé l'enveloppe ici, comme s'ils savaient ce qui se passerait ?  
Cette histoire dépassait les compétences de la jeune femme, et elle ne se voyait plus aussi bien élucider ce mystère seule...

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Re: Un bien lugubre accueil   Sam 30 Déc - 3:55




L'aînée paraissait presque indifférente, mais on ne pouvait qu'imaginer la tempête qui l'habitait. C'était sa maison, son chez-elle qu'elle retrouvait après six ans d'absence. Elle était venue saluait sa famille qu'elle n'avait pas vu depuis si longtemps, et voilà ce à quoi elle était confrontée … Le destruction, le vide, un flot d'inconnu. Bien sûr que cela la touchait, c'était évident. La jeune Greengrass aurait voulu la réconforter, mais elle savait que ce n'était pas le moment. Pas encore. Son ton directif avec des élans précipités le pouvait.

« - Tu essaies de voir ce que tu peux trouver d'intéressant par ici. Je me charge de l'étage. 

Héra hocha la tête. Pour le moment, que faire d'autre qu'observer ? Rien. C'était tout ce qu'elles étaient en capacité de réaliser en l'instant. Analyser, tenter de comprendre, d'expliquer. Elle avança donc précautionneusement jusqu'au salon. Des cadres y étaient exposés jadis, et elle voulait retrouver ces photos auxquelles elle était habituée. Cela pouvait toujours constituer une certaine, bien que maigre, consolation pour Pansy. Des souvenirs de ce qu'elle avait perdue … Mais qu'avait-elle perdue, exactement ? La journaliste refusa de se faire si défaitiste. Ce n'était pas parce que le lieu avait été saccagé que ses parents ne pouvaient pas aller bien, quelque part. Peut-importe ce qu'il leur été arrivé ils avaient dû s'en sortir. Ils étaient des Parkinson, ils n'avaient pas le choix. Ils ne pouvaient pas se contenter d'avoir de beau principes, de grandes paroles  mais se laisser abattre par la suite. Les jeunes femmes devaient continuer à espérer que tout irait pour le mieux et faire en sorte que ce soit le cas coûte que coûte.

Alors qu'elle entrait dans la pièce, elle restait attentive à chacun de ses pas. Elle n'avait aucune envie de se retrouver avec un éclat de verre transperçant son pieds en plus du reste. Et puis, elle ne voulait rien abîmer plus que ça ne l'était déjà ni se lier à ce massacre avec le moindre contact.

Voir l'ameublement qu'elle connaissait si prestigieux dégradé de la sorte ne la laissait pas insensible. C'était peut-être seulement du matériel mais cela représentait bien plus. Elle avait discuté de longues heures avec son amie sur le sofa renversé et auquel il manquait désormais un pieds. La bibliothèque qui se trouvait dans le fond avait regorgé de merveilles mais ne contenait plus que quelques pages cadavériques, déchirées de toutes parts, vestiges de sa grandeur passée. Les étagères étaient brisées et inégales, branlantes pour les quelques survivantes. Les volets étaient fermés et le lustre précieux étalé au sol, alors elle incanta un Lumos. Il était peu puissant mais c'était volontaire. Qui savait ce qu'il pouvait se cacher dans les recoins de la demeure ? Elle engoissait, et ce sentiment la rongeait. Cette profonde insécurité ne la quittait pas, et le silence tendu qui régnait l'effrayait tout autant que s'il y avait eu milles bruits. Le faot qu'elle y voit mal à deux mètres devant elle dans cette obscurité ne la rassurait pas non plus. Elle ne pouvais s'empêcher de se sentir oppressée et guettée.

Que ce soit au mur, sur l'épaisse cheminée qui était elle-même à moitié détruite, ou même étalé au sol, elle ne trouva pas ce qu'elle était venue chercher. C'était pour le moins étrange. Enfin, un peu plus ou un peu moins … Elle nota tout de même ce détail en un recoin de son esprit pour le transmettre plus tard à sa compagne. Le reste de son inspection du rez-de-chaussé fut tout aussi pathétique, et tout aussi peu fructueuse. Rien, pas un indice mise à part l'absence suspecte de clichés. Et encore si ce n'était pas elle qui s'attardait sur un rien, anxieuse à cause de l'ambiance qui pesait … Se diviser avait été stupide, elles n'auraient pas dû rester seules. Elle monta les escaliers silencieusement pour rejoindre sa complice. Celle-ci se trouvait dans sa chambre. Héra vint la rejoindre et s'accroupit près d'elle pour lui murmurer quelques mots.

- Je n'ai rien trouver d'intéressant, et n'ai pas pu récupérer une seule photo. Que ce soit en bon ou en mauvais état, je n'en ai pas trouvé.

Elle soupira, peu contente d'elle. Ce n'était pas de sa faute, mais cela l'embêtait tout de même de ne pas être capable de faire plus.

- Et toi, reprit-elle en avisant ce qu'elle tenait entre ses doigts fins, qu'est-ce que c'est que ça ? »

Était-ce un indice quelconque pour les mettre sur une piste ?



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Re: Un bien lugubre accueil   Sam 30 Déc - 20:18

Pansy toujours assise sur ce qu'il restait de son lit observait minutieusement la chevalière, tant est si bien qu'elle n'entendit pas son amie arriver et sursauta lorsque celle-ci lui murmura :

- Je n'ai rien trouver d'intéressant, et n'ai pas pu récupérer une seule photo. Que ce soit en bon ou en mauvais état, je n'en ai pas trouvé. Et toi ?

La brune s'écarta légèrement, dévoilant la bague à sa coéquipière.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? Demanda cette dernière, intriguée.

La fille Parkinson lui tendit la bague et prit le parchemin qu'elle lut à voix haute.

- Je ne comprends pas, se lamenta-t-elle une fois la lecture de la lettre finie. C'est étrange, tu ne trouves pas ? C'est comme s'ils avaient prévu que ça arriverait... A moins qu'ils voulaient réellement me la léguer à mon retour ?

Elle désigna le tiroir de son chevet, face à elles.

- Je l'ai trouvée là dedans, dans l'enveloppe, expliqua-t-elle. D'ailleurs, j'ai aussi retrouvé tout ça...

Avec délicatesse elle attrapa les différents clichés posés à côté d'elle et les tendit à son amie, un maigre sourire aux lèvres. C'était bien le seul détail de l'après-midi qui avait su lui apporter un brin de joie, dans les malheureux décombres de ce qui avait été avant un somptueux manoir.

- Ce qui est bizarre, reprit l'héritière du logis après avoir laissé le temps à sa compagne d'observer les souvenirs animés sur bouts de papier, c'est que l'on n'ait retrouvé aucune autre photo. Tu n'en as pas trouvé en bas, et il n'y en avait pas non plus dans les pièces de l'étage. Tous les vestiges de ma famille semblent avoir disparu sauf ceux qui se trouvaient ici... Ça a beau être un capharnaüm, il ne me semble pas que quoi que ce soit ait quitté cette chambre.

La Serpentard soupira et se prit la tête dans les mains.

- Qu'est-ce qui a bien pu se passer ? Interrogea-t-elle dans le vide. Qu'est-ce qui a bien pu arriver à mes parents ? Où sont-ils maintenant ? Depuis tout à l'heure, des centaines d'hypothèses tournent dans ma tête mais aucune ne me paraît être la bonne... Je me sens... complètement perdue... avoua-t-elle.

Il était rare que la jeune femme montre le moindre signe de faiblesse, mais cette situation l'avait réellement bouleversée et elle savait qu'elle pouvait se le permettre en présence de son amie d'enfance. Elle laissa son esprit divaguer encore et encore, durant quelques minutes, cherchant inlassablement une réponse à ses questions. Puis elle redressa la tête, ancrant son regard dans les yeux de la brune et, d'une voix frêle, elle questionna :

- Qu'est-ce qu'on va faire Héra ?

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Re: Un bien lugubre accueil   Mer 3 Jan - 2:00




La reporter laissa tomber dans sa main un bijou qu'Héra reconnue immédiatement pour l'avoir admiré de nombreuses fois enfant. C'était la bague des Parkinson, et le texte que lui lu son amie le confirmait.

« - Pansy, après y avoir longuement réfléchit, ton père et moi te léguons la bague de notre famille. Fais en bon usage et rends fiers tes ancêtres. Rosa Parkinson..

Tout ça était de plus en plus bizarre. Aucun éclairci dans leurs recherches, seulement des mystères qui se multipliaient. Dès qu'elles tentaient de comprendre, tout se compliquait. De nouvelles pièces s'ajoutaient au puzzle sans s’emboîter avec les autres, semblant au contraire appartenir à un autre décor.

Je ne comprends pas, se plaignit Pansy, C'est étrange, tu ne trouves pas ? C'est comme s'ils avaient prévu que ça arriverait... A moins qu'ils voulaient réellement me la léguer à mon retour ?

- Ta mère aurait pas ressentie le besoin d'écrire si elle avait voulu te le donner directement. Elle t'aurait parlé, fait tout un discours sur sa valeur. Là elle se contente d'une lettre, et plutôt brève en plus. Comme si elle l'avait préparée dans la hâte, mais pas précipitamment pour autant. Regarde, ça reste très soigné.

La Greengrass soupira. Dire qu'elles étaient perdues aurait été amoindrir la situation. Elles étaient complètement paumées, se noyant dans le flot d'indices contraires qu'elles découvraient.

- Où te l'avaient-il laissé?

Je l'ai trouvée là dedans, répondit-elle en lui montrant le tiroir de son chevet, dans l'enveloppe. D'ailleurs, j'ai aussi retrouvé tout ça...

Elle lui remit quelques photographies que l'historienne parcourue un instant. Ce que c'était drôle de revoir tous ces visages familiers quelques années plus tôt ! Elle se replongea dans ses souvenirs ce qui lui fit oublier quelques secondes tout ce qui se passait

Ce qui est bizarre, reprit Pansy, c'est que l'on n'ait retrouvé aucune autre photo. Tu n'en as pas trouvé en bas, et il n'y en avait pas non plus dans les pièces de l'étage. Tous les vestiges de ma famille semblent avoir disparu sauf ceux qui se trouvaient ici... Ça a beau être un capharnaüm, il ne me semble pas que quoi que ce soit ait quitté cette chambre. Qu'est-ce qui a bien pu se passer ? Qu'est-ce qui a bien pu arriver à mes parents ? Où sont-ils maintenant ? Depuis tout à l'heure, des centaines d'hypothèses tournent dans ma tête mais aucune ne me paraît être la bonne... Je me sens... complètement perdue...

Que pouvaient-elle répondre ? Elle était incapable de la rassurer, ne pouvant faire taire ses tourments. La prenant dans ses bras, elle la serra contre elle pour lui montrer son soutien.

- Qu'est-ce qu'on va faire Héra ?

Celle-ci soupira.

- Je pense qu'on a plus rien à faire ici, on devrait rentrer. On pourrait parler à leurs proches, essayer d'obtenir des informations. Mais pour le moment, il faut que tu te remettes. "

La Parkinson accepta de l'accompagner, et elles se rendirent chez la cadette pour pouvoir discuter encore un peu de ce qu'elles venaient de découvrir.



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